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Le président sud-africain Jacob Zuma, dont une résidence a été rénovée de manière somptuaire aux frais de l’État, devra rembourser les embellissements non justifiés par sa sécurité, selon un rapport officiel qui a fuité dans la presse vendredi. Or selon le bureau du médiateur de la République, chargé en Afrique du Sud des affaires de corruption ou dysfonctionnements publics, M. Zuma en a profité à titre privé dans une proportion qualifiée de « substantielle », d’après le rapport consulté par l’hebdomadaire Mail & Guardian qui en publie des extraits.
Le rapport, encore confidentiel et que quatre ministres ont tenté de bloquer en justice la semaine dernière, conclut que d’« authentiques » ajouts sécuritaires, deux héliports, une clinique et une maison pour l’unité de protection policière sont « exagérés ». Ou à tout le moins, auraient utilement trouvé leur place hors de la propriété afin de bénéficier aussi aux habitants.L’opposition ne cesse depuis un an de dénoncer un gaspillage scandaleux dans un pays où 10 millions de personnes dépendent de l’aide sociale pour survivre, et où beaucoup vivent encore dans des bidonvilles.Jacob Zuma crie de son côté à la calomnie. Contacté vendredi par nos soins, ses services n’étaient pas immédiatement joignables pour un commentaire.Sérieusement malmené en novembre 2012 au Parlement, il avait affirmé: « Mais la maison qu’on montre à la télévision n’a pas été construite au frais du gouvernement, ce n’est pas vrai », « elle a été payée par la famille Zuma », « je paye encore un crédit ».AFP.