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Le président sud-africain a appelé mardi au dialogue au lendemain de la mort d’un responsable du syndicat national des mines (NUM, proche du pouvoir) tué par des hommes armés dans la mine de platine de Marikana (nord). « Nous avons la capacité de discuter et de nous mettre d’accord », a-t-il déclaré à Tokyo devant le Club de la presse nationale. Jacob Zuma venait de participer à la 5è Conférence pour le développement africain (Ticad). La mine de platine de Marikana, où un autre syndicaliste a été gravement blessé, avait été le point de départ l’an dernier d’un long mouvement de grèves sauvages pour les salaires dans tout le secteur minier. La fusillade de lundi est survenue dans un climat d’affrontement intersyndical, moins d’une semaine après un appel solennel du président Zuma à éviter un nouvel embrasement social, notamment dans les mines, première source de revenus à l’exportation, alors que l’économie nationale connaît un inquiétant ralentissement. En 2012, les multiples conflits dans le secteur minier ont considérablement terni l’image de l’Afrique du Sud auprès des investisseurs et à l’étranger. « S’il faut déployer une force de maintien de la paix, nous le ferons dans tout le secteur minier », a menacé lundi la ministre du Travail Mildred Oliphant lors d’une rencontre avec les syndicats. AFP