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Après le Coup d’Etat qui a mis fin au régime ATT, le Rassemblement pour la défense de la patrie (RPDP) souhaite que notre pays rompe avec son système de gestion. Il a prôné «Un homme nouveau pour un Mali nouveau» au cours d’une conférence de presse animée par son Président, Youssouf Maïga à la Pyramide du souvenir le mardi 24 avril 2012. Il était assisté par Tahirou Bah, Secrétaire général et Dr Bocari Diallo, Secrétaire administratif du RPDP.

Le Président du RPDP a estimé que le coup d’Etat avait mis fin aux calculs politiciens perpétués par Amadou Toumani Touré au pouvoir, «basés sur l’occupation organisée des régions nord en vue de renvoyer aux calendes grecques les consultations électorales prévues normalement le 29 avril 2012». C’est en cela qu’il pense que coup d’Etat a également ouvert la voie à une réorganisation de l’armée et à son équipement en matériels adéquats, en vue de la libération prochaine des régions actuellement occupées par des bandits armés, des narcotrafiquants et des apatrides.

Pour lui, le 22 mars 2012 offre désormais à notre pays et à la classe politique les possibilités de repartir sur de nouvelles bases pour l’organisation d’élections libres, démocratiques, transparentes et crédibles, basées sur un fichier électoral biométrique, excluant les fraudes massives et le détournement délibéré de la volonté du peuple souverain.

Youssouf Maïga espère également qu’il ouvre des perspectives heureuses pour la restauration de l’autorité de l’Etat, tant foulée aux pieds, et le redressement de la démocratie, indispensables pour garantir l’égalité de chance entre tous les Maliens, une éducation de qualité pour tous, un emploi décent pour tous les jeunes et de meilleures conditions de vie pour chaque Malienne et chaque Malien.

Le RPDP salue la rencontre de Ouagadougou, déterminante dans la désignation du nouveau Premier ministre, s’oppose et combat toute velléité de partition de notre pays, dit non à toute proposition de fédération ou de confédération, telle que suggérée par des médias occidentaux, et réaffirme son attachement à l’indivisibilité du Mali.

Pour le RPDP, le Gouvernement doit refléter les aspirations profondes du peuple malien, à savoir la libération immédiate des régions du nord, la réalisation de l’unité nationale, le redressement de la démocratie, la réinstauration de l’Etat de droit et la construction d’un Mali nouveau. Pour cela, il doit être composé de femmes et d’hommes neufs, intègres. Pour le président du RPDP, Dioncounda Traoré doit partir à la fin du délai fixé par la Constitution, les seuls organes mentionnés étant le Premier ministre et le Gouvernement d’union nationale pour la transition.
Youssouf Diallo