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Youssouf B. Maïga, professeur d’éducation physique, meilleur arbitre des deux dernières saisons au Mali, et actuel président de la commission régionale des arbitres marqueurs et chronométreurs de la Fédération malienne de basket-ball (FMBB), est l’un des représentants africains au Championnat du monde juniors féminin prévu du 26 juillet au 5 août 2007 à Bratislava (Slovaquie). Il a été désigné avec l’Ivoirien Farran Julien par la Fédération internationale de basket-ball (Fiba). Notre compatriote nous parle de l’arbitrage malien et se dit fier d’avoir été retenu pour la Coupe du monde juniors. Entretien.


Les Echos : Que retenez-vous de cette saison ?

Youssouf B. Maïga :
A titre personnel, ça s’est bien passé. Malgré quelques difficultés j’ai pu montrer mes qualités. D’ici la clôture, j’espère officier pour prendre d’autres repères et m’affirmer davantage.

Les Echos : Vous serez l’un des deux arbitres africains sélectionnés pour officier au prochain championnat du monde juniors féminin. Quels sont vos sentiments avant cette grande première ?

Y. B. M. :
C’est un sentiment de satisfaction. Et je suis fier d’avoir été retenu. A ce titre je partirai avec l’ambition de représenter dignement mon pays et l’Afrique. L’occasion pour moi de remercier la Fédération malienne de basket-ball, mon formateur Ould Youba, de dire aussi merci à Salamatou Maïga dite BB ma tante et à tous ceux qui, de près ou de loin, n’ont ménagé aucun effort pour me permettre d’être à ce niveau.

Les Echos : Quel est le niveau de l’arbitrage malien ?

Y. B. M. :
Satisfaisant dans la mesure où les arbitres maliens sont beaucoup sollicités pour officier les compétitions internationales. Il faut que la Fédération s’implique davantage notamment dans le domaine des échanges avec d’autres fédérations. Sinon sur le plan de la connaissance des règles du jeu et autres, il n’y a pas de souci à se faire.

Les Echos : Revenons à vos débuts. Comment êtes-vous venu à l’arbitrage ?

Y. B. M. :
Avant, j’étais fan du cinéma. Je rêvais de devenir comédien pour jouer dans les films, mais le destin l’a voulu autrement. Disons qu’on est une famille sportive (rires). Puis voilà tout est parti de là.


Propos recueillis par Boubacar Diakité Sarr

28 mai 2007.