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Système éducatif défectueux, pauvreté grandissante, système agricole aléatoire face à une potentialité de terres arables mettant le pays sous le joug d’une insécurité alimentaire provoquée sur le plan mondiale, etc., le Mali vit une période d’incertitude socio économique qui s’amplifie avec la corruption généralisée dans le pays.

Tel est en substance la conviction des responsables du Mouvement volontariste pour le développement (MVD) qui a tenu sa rentrée politique, le 5 juillet 2008, à Kati.

Le Mouvement volontariste pour le développement (MVD) a tenu sa rentrée politique, le 5 juillet dernier, à Kati, région de Koulikoro. Crée il y a deux ans, ce regroupement de partis politiques est composé du RDS de Younouss Hamèye Dicko, du PPP de Madiassa Maguiraga, du PRDT de Fafréba Traoré, de l’ANC de Patrice Dakouo et du PJD de Bourama Doumbia.

Cette session qui intervient à quelques mois des élections municipales de 2009 exprime la marque d’une alliance bien nourrie au service de la volonté de changement exprimée par le peuple malien à l’issue du 26 mars 1991.

La présente rentrée politique qui a été une démonstration de force, pour avoir rempli la maison du peuple de cette importante circonscription électorale, a permis aux responsables du MVD de se lancer des défis pour la conquête du maximum de localités dans le pays.

Le président du mouvement, Younouss Hamèye Dicko, a souligné que l’alliance se compose de partis politiques qui se sont engagés à respecter les principes démocratiques. Le mouvement dont la cohésion se renforce de jour en jour affiche de sérieuses ambitions pour un Mali de paix sociale avec pour idéal l’effort pour le développement durable du pays.

Ce rêve d’un développement durable et harmonieux du Mali, sous tendu par la paix, a été au centre des assises de la rentrée politique du MVD. En effet, les responsables du MVD soulignent que ce développement durable et harmonieux nécessite la sauvegarde de notre environnement, une économie solidaire et l’émergence d’une société plus solidaire.

C’est dans cette perspective, rappelle You-nouss Hamèye Dicko, qu’en 1987 la commission mondiale sur l’environnement et le développement durable a introduit et défini le concept de développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs ».

Younouss Hamèye Dicko s’est dit préoccupé par les problèmes de développement qui menacent le Mali. « Notre système éducatif est bien malade.

Nous sommes pauvres, mais la corruption s’amplifie, se généralise et ne semble point trouver un mur en béton pour l’arrêter! Nous avons la terre arable et de grands fleuves, mais notre système alimentaire reste aléatoire et la « mal bouffe» est en route, car les OGM sont à notre porte », a expliqué le président du MVD.

Selon lui, la crise alimentaire mondiale a été provoquée par les multinationales pour contraindre nos pays à accepter la culture des OGM et nous priver de notre patrimoine génétique national. Ainsi, a-t-il insisté, il nous faut un véritable plan de développement pour éviter la flambée des prix.


Seydou Coulibaly

08 Juillet 2008