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Le président du Parti pour l’action civique et patriotique (PACP), Nianakoro dit Yeah Samaké estime que si Kidal n’est pas libérée avant l’élection présidentielle, les autorités de la transition doivent démissionner, car elles auraient failli à leur mission.

Dimanche, au siège du PACP à Faladié, le président du PACP s’est entretenu avec la presse, entre autres, sur l’organisation de l’élection présidentielle du 28 juillet, ses voyages à l’intérieur et à l’extérieur.

A propos de l’élection présidentielle, Yeah Samaké se réjouit que le président Dioncounda Traoré ait fixé la date du 1er tour au 28 juillet. Toutefois, le président du PACP se dit désappointé par le fait que c’est depuis Bruxelles que le président de la transition annonce cette date.

M. Samaké aurait souhaité que le président Dioncounda prît langue avec les partis politiques, principaux acteurs de cette élection, les en informer, avant de s’adresser à la communauté internationale. « Le gouvernement ne fait aucun effort pour communiquer », regrette-t-il.

Malgré ce geste qu’il qualifie de manque d’égard pour la classe politique Yeah Samaké dit encourager les autorités de la transition à respecter cette date, car, à ses dires, une transition ne doit pas durer. « Elle doit être la plus courte possible », insiste-t-il.

Il indique que le PACP participera à l’élection présidentielle. Son candidat sera désigné ce mercredi, à l’issue d’un congrès. Et à entendre M. Samaké, le PACP n’entend pas faire de la figuration à cette élection. Il ira à la bataille avec un projet de société pour convaincre les citoyens dont l’un des axes centraux, à côté de la création des emplois pour les jeunes, est l’accès de tous aux soins de santé.

A ce propos, le parti se réjouit de l’élaboration d’une loi hospitalière qui veut que chaque Malien soit pris en charge à l’urgence. Toujours sur l’élection présidentielle, le virtuel candidat du PACP se dresse contre le système de parrainage des candidatures. « C’est priver de valeureux citoyens de pouvoir servir le pays. C’est un système qui favoriserait la fraude. Le gouvernement ne bénéficie rien », dit-il sur le parrainage.

Pour avoir séjourné à Tombouctou, Diré et autres localités de la région de Tombouctou, échangé avec certaines autorités militaires sur le terrain, notamment le colonel Kéba Sangaré, en avril dernier, Yeah Samaké est de ceux qui pensent que l’élection présidentielle est possible au Mali en juillet avec l’appui des forces de sécurité pour garantir la sincérité du scrutin.

Denis Koné

21 Mai 2013