Partager

Réuni mercredi soir autour du président Hu Jintao, le Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois a estimé que la stabilité dans la région autonome était « la tâche la plus importante et la plus pressante », selon un communiqué publié jeudi.
Mais la plus haute instance dirigeante de Chine a également promis des « punitions sévères » pour les responsables des émeutes qui ont fait au moins 156 morts à Urumqi, selon le bilan officiel.
Il s’agissait de la première réaction de la direction du Parti et de l’Etat chinois depuis le début des troubles inter ethniques entre Ouïghours, musulmans turcophones, et Hans, l’ethnie majoritaire en Chine. Toujours très présents nombreux que la veille, militaires et policiers anti-émeutes ont continué de séparer physiquement les quartiers des Hans de ceux des Ouïghours. La Turquie est prête à accorder un visa de séjour à la dissidente ouïghoure en exil Rebiya Kadeer, accusée par la Chine d’avoir fomenté les émeutes, a déclaré le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. AFP Monde