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Les chefs d’État ont aussi décidé de défendre l’utilisation de la langue française dans les instances internationales et de développer la formation des enseignants.

En matière d’environnement, la Francophonie s’engage à « coopérer pour que tous nos pays puissent mettre au point des politiques nationales en vue de réaliser, entre autres, l’objectif commun de réduire d’au moins 50% les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050, » indique la déclaration finale.

Par cette formulation, les membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ne s’engagent pas à réduire de 50% chacun leurs émissions polluantes, mais à développer chacun des mesures pour contribuer à un objectif mondial d’une réduction de moitié en 2050 des émissions polluantes, en conformité avec les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Le Premier ministre du Canada, Stepen Harper a annoncé une aide de 100 millions de dollars (environ 50 milliards Fcfa) aux « pays en développement particulièrement vulnérables » pour la lutte contre les changements climatiques. Cette aide sera en grande partie destinée à certains pays menacés surtout en Afrique, dans les Caraïbes et dans le Pacifique.

Stephen Harper a, par ailleurs, souligné que ce sommet qui a réuni les pays du sud et du nord pour la première depuis l’éclatement de la crise économique a été l’occasion « d’appuyer l’idée » d’un sommet international sur la crise financière « pour que nous puissions refonder en quelque sorte nos institutions financières« .

Ce sommet impliquera d’abord le G8 et le G5 (ndlr : Chine, Inde, Afrique du Sud, Mexique et Brésil), la Banque mondiale et le FMI. Il est prévu d’impliquer les pays en voie de développement.

C’est Madagascar qui a été choisi pour organiser le 13e sommet de la Francophonie en 2010. Le 14è sommet se tiendra en 2012 en République démocratique du Congo.

L’OIF compte désormais 70 pays et gouvernements membres et observateurs, représentant plus de 200 millions de francophones dans le monde. L’Arménie est devenue membre à part entière tandis que la Thaïlande et la Lettonie sont entrées dans le cercle des observateurs.
Le président de la République Amadou Touré a entamé hier une visite officielle de trois jours en Norvège. Le chef de l’Etat est accompagné de son épouse et d’une forte délégation.

Le Président Touré analyse la coopération dans la francophonie

Le président Amadou Toumani Touré a fait une sortie remarquée au XIIè sommet de la Francophonie qui s’est achevé dimanche à Québec. Il a co-animé, avec Mme Huguette Labelle, présidente de Transparency international et ex-présidente de l’Agence canadienne de développement international une conférence sur « la coopération dans la francophonie« . La conférence a été suivie par de nombreuses personnalités.

Dans son exposé, le présent Touré a évoqué le rôle important joué ces dernières années par la francophonie en Afrique, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’alphabétisation et des langues nationales, de la promotion de la démocratie, de la paix et de l’état de droit. Le chef de l’Etat a pris l’exemple de notre pays qui a choisi la voie de la démocratie et du multipartisme à partir des événements de mars 1991. Depuis, s’est-il félicité, le pays a fait des progrès dans le développement humain et économique.

En dépit de la démocratie et de l’état de droit, les pays du sud sont toujours confrontés au défi de la pauvreté a, souligné Amadou Toumani Touré.

Évoquant la situation de l’Afrique qui doit relever plusieurs défis à la fois, le chef de l’Etat a cité un adage très connu de chez nous : « on ne peut pas courir et se gratter en même temps ». Le président de la République a appelé les pays du nord à renforcer leur aide à l’Afrique. A ce propos, il a salué le partenariat exemplaire de l’Afrique et plus particulièrement du Mali avec le Canada.

En marge des travaux du XIIè sommet de la Francophonie, les chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique des droits des affaires (OHADA) dont fait partie le Mali se sont réunis pour apporter des changements au fonctionnement de l’organisation. Ces modifications ont porté sur trois points. Le premier est l’examen d’un nouveau traité de l’organisation. Celui-ci a été signé par les chefs d’État. Le second point s’est traduit dans une déclaration faite par les chefs d’État.

Celle-ci met fin aux engagements de N’Djamena qui étaient en quelque sorte un modus operandi permettant aux pays membres de se partager les différents postes de responsabilité. Le troisième point porte sur le mécanisme autonome de financement qui a été adopté depuis longtemps mais jamais appliqué. Les chefs d’État ont donné instruction aux ministres des Finances de veiller à l’application de ce mécanisme.

Il faut rappeler que l’OHADA regroupe actuellement 16 États d’Afrique. L’adhésion de la République démocratique du Congo est en cours d’examen. La présidence du conseil des ministres est assurée par le Sénégal.

Envoyés spéciaux

M. KEITA

H. KOUYATÉ

21 Octobre 2008