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Le monde évolue, la technologie avance et la jeunesse reste scotchée à l’internet. Les squatters, ces gens sans feu ni lieu, sans droit ni loi, ne veulent perdre aucune seconde sans se connecter. Pour se faire, ils bondissent sur toutes les occasions pour surfer y compris le wifi non sécurisé.

Tôt le matin, à midi, vers le crépuscule, ou encore pendant la nuit, on aperçoit ces gens auprès des murs de la ville avec leurs téléphones en main. Chacun préoccupé à faire quelque chose sur son petit écran. Visiblement, Ils sont en petit groupe ou seul dans leur coin. Ils sont concentrés et parlent peu. Et quand vous venez d’arriver nouvellement sur le lieu, dès que vous garez votre moto, ils commencent tous à vous regarder de haut en bas croyant voir le propriétaire du wifi.

Au Mali, certaines personnes se connectent presque chaque jour, soit pour converser avec leurs amis, soit pour bosser. Les moyens financiers manquent à certains pour se procurer un pass internet. Cette deuxième vague trouve non seulement que le prix du forfait internet est excessif mais aussi, elle juge que les Mégabits suite à l’inscription ne dure pas assez. « Quand nous souscrivons au pass internet, nous avons l’impression qu’une machine à bouffer le forfait nous attend dès lors que nous nous connections », dit Moussa Koné, un internaute.

L’internet étant lieu de rencontre et de travail, chacun y va pour ses besoins, les vieux comme les jeunes. Si certains font bon usage de ces points de Wifi sans code, d’autres ne le font peut-être pas. Au lycée comme à l’université, les élèves ou étudiants ont besoin de faire plus de recherche. Ils sont nombreux à télécharger les fichiers, les documents ou vidéos pour apprendre mieux, surtout pendant les moments de grève. L’avènement des livres électroniques a plus facilité la tâche pour les amoureux de la lecture. Il suffit de se connecter et télécharger le livre à partir des moteurs de recherches. 

Moussa Tely, étudiant en deuxième année de Linguistique juge que le prix du forfait internet est plus élevé au Mali, il profite d’un point de Wifi sans code en face du cinquième arrondissement de Bamako. « Je viens me connecter pour télécharger certains cours d’informatique. Je télécharge également des livres électroniques », dit-il.

Toujours en face dudit arrondissement, eux, ils ont trouvé refuge dans le divertissement. Puisque l’accès est gratuit, ils téléchargent leurs sons préférés. Sega Touré et son petit groupe viennent tous les soirs pour se connecter et télécharger des sons.

Converser sur les réseaux avec les amis notamment sur Facebook, Watshap, Instagram, Tik Tok etc. est le seul souci de certains internautes. Ils passent tout leur temps à écrire et à envoyer des messages vocaux à leurs interlocuteurs et aussi pour mettre à jour leur téléphone.

Souleymane Koné, l’un des utilisateurs se prononce: « Je me connecte sur ce Wifi pour juste causer avec mes amis sur les réseaux sociaux ». 

L’étudiant Malick Guiteye dira à cet effet : « Quand je veux faire la mise à jour des mes applications, je me rends derrière l’hôtel Olymp pour bénéficier d’un wifi, l’accès est libre et gratuit ».

Cependant, certains propriétaires de wifi gratuit invitent les squatters à en faire bon usage. En clair, ils veulent que les jeunes s’en servent pour des buts éducatifs.

Adama Sanogo

@Afribone