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Les Etats-Unis ont fait part mardi de leur plus grand scepticisme après que le Nigeria eut affirmé avoir localisé les quelque 200 lycéennes aux mains du groupe islamiste armé Boko Haram. Washington est l’État le plus impliqué dans la mobilisation internationale pour retrouver les adolescentes enlevées mi-avril, mais les Américains ne ménagent pas leurs critiques envers le régime du président nigérian Goodluck Jonathan pour la gestion de cette crise. L’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo a tenté une médiation avec des intermédiaires de Boko Haram pour libérer les 200 jeunes filles, que l’armée nigériane a assuré lundi avoir localisées.Le gouvernement américain a dépêché au Tchad voisin quelque 80 militaires pour mener « des opérations de renseignement, de surveillance et des vols de reconnaissance au-dessus du nord du Nigeria et des régions voisines ». Ces moyens humains s’ajoutent aux drones, avions-espions et une trentaine de conseillers civils et militaires chargés d’appuyer les forces de sécurité nigérianes.
Mais des responsables du département d’Etat, du Pentagone et du Congrès ont aussi taclé Abuja pour sa « lenteur inacceptable » à répondre à la crise et pour les violations des droits de l’homme dont son armée est accusée. AFP.