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Le président sénégalais Abdoulaye Wade, reprochant à la communauté internationale un manque de soutien financier pour organiser le procès de l’ancien président tchadien Hissène Habré, menace désormais de le remettre à l’UA. Le président sénégalais a souligné qu’il y avait « un précédent » avec le cas de l’ex-président du Liberia Charles Taylor, qui fut « envoyé au Nigeria » dont le chef de l’Etat de l’époque Olusegun Obasanjo assurait la présidence de l’UA. M. Wade affirme que le Sénégal — chargé il y a deux ans et demi par l’UA de juger Hissène Habré qui réside dans ce pays — ne veut pas enterrer le dossier de l’ancien président tchadien accusé de « crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture ». « J’ai accepté premièrement parce que je sais que sinon aucun autre Etat n’aurait accepté (…) et parce que je suis contre l’impunité« , a-t-il dit. « Deuxièmement, je ne veux pas qu’un chef d’Etat africain soit jugé à l’extérieur. Alors il faut bien qu’on le juge ici, en Afrique ». Mais il met en avant la difficulté de financer le procès: « j’ai dit dès le départ que le Sénégal ne paierait pas les frais de ce procès et c’est là où le bât blesse ». (Afp)