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Les députés Parena-Sadi s’informent sur les OGM

« Il faut être capable de résister aux multinationales de l’argent qui sont derrière les OGM, les promoteurs de cette aventure ». Ainsi parlait lundi, le président de Solidarité africaine pour la démocratie et l’intégration (Sadi), Cheik Oumar Sissoko, à l’ouverture de l’atelier d’information et de sensibilisation des députés du groupe parlementaire Parena-Sadi sur la sécurité de la biotechnologie.

Un projet de loi portant sur l’introduction des OGM dans notre agriculture, élaboré par le gouvernement est sur la table de l’Assemblée nationale. Il devrait être examiné et probablement voté dans les tout prochains jours. L’atelier de formation a pour objectif, aux dires du président de Sadi, de mieux outiller les députés du groupe parlementaire Parena-Sadi « pour mener un combat d’avant-garde au nom des générations présentes et futures et renforcer la mobilisation des paysans ».

Ces derniers s’étaient élevés à Sikasso, au cours d’un forum sur l’agriculture, contre l’introduction des OGM dans l’agriculture malienne.
Pendant une journée, les députés issus des rangs du Parena et Sadi ont échangé avec des experts sur tous les contours des organismes génétiquement modifiés.

Les OGM, selon le président de Sadi, constituent un sérieux problème d’ordre environnemental, sanitaire et moral pour les hommes aussi bien que pour les animaux et des problèmes d’ordre culturel et moral. Pour Cheik Oumar Sissoko, les OGM sont une aventure périlleuse pour nos jeunes Etats sans moyens techniques et financiers conséquents, mais surtout sans ressources humaines à la hauteur des enjeux.

A l’en croire, il faut encourager les recherches agronomiques classiques qui nous permettront de gagner le combat contre la famine et la misère. L’atelier initié par les deux formations politiques avait l’appui du Copagen et de Helvetas-Mali.

Denis Koné

25 Juin 2008