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A la tête d’une forte délégation, le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Oumar Ibrahim Touré a d’abord fait escale dans le chef-lieu de la commune du Guégnéka, Fana.

Foule des grands jours. Visages rayonnants. Cris de joie. Balafons et tam-tams étaient sortis pour accueillir l’hôte du jour. A Fana, l’édifice qui a été construit a coûté la bagatelle de 96 266 374 FCFA financé par la BADEA.

Il comprend un hall pour les acheteurs et un centre d’abattage équipé d’un forage, d’un château d’eau et d’un groupe électrogène. Un joyau que le maître de céans, Kader Traoré a, au nom des bénéficiaires, promis « d’entretenir, d’exploiter judicieusement et de pérenniser ».

Le chef de village, Banouhoun Traoré, s’est dit, quant à lui, si heureux qu’il n’a insisté que sur la solidarité entre les Guégnékas.

A en croire le président de la Chambre Régionale d’Agriculture, Ousmane Diakité, « même les poules ont parlé ». « Elles m’ont chargé de vous dire merci. Elles sont très reconnaissantes, car finies les tracasseries des intempéries, les transports dans de mauvaises conditions.

Elles ont aussi dit qu’elles seront égorgées dans de meilleures conditions d’hygiène » a-t-il ajouté. Des paroles qui ont naturellement soulevé un éclat de rire des officiels et des spectateurs.

La cité des Balazans. Il est 12 heures 36. Malgré la chaleur torride, les Ségoviens ont tenu à marquer l’événement par leur présence massive. Même la musique de l’accueil était du goût du ministre.

C’est, en effet, au son du fameux takamba que Oumar Ibrahim Touré et sa suite ont été accueillis au centre commercial qui avait pris des allures festives.

Les infrastructures de commercialisation de la volaille dans la cité des balanzans ont été également financées par la BADEA à hauteur de 74 718 878 FCFA. Elles sont composées d’un rez-de-chaussée, un hall pour les acheteurs, un centre d’abattage et une chambre froide.

A travers cette réalisation, a déclaré le maire de Ségou, Ibrahim Thiéro, « un pas important est franchi en matière d’amélioration du niveau de compétitivité de nos produits sur les marchés extérieurs et de lutte contre la pauvreté ».

Profitant de cette occasion, le président de l’Union Régionale des Coopératives Avicoles de Ségou (URCAS), Sayon Samaké, a parlé de l’organisation des intervenants avicoles dans la quatrième région.

Ainsi, l’URCAS a été créée grâce à la fusion de cinq unions locales de coopératives des cercles de Ségou, Bla, Baraouéli, Niono et Macina. San et Tominian y feront incessamment leur entrée.

Il sied aussi de noter que la Fédération Nationale des Intervenants de la Filière Avicole (FIFAM) a vu le jour. Elle vise, entre autres objectifs, à participer à l’essor économique du Mali à travers la valorisation des ressources avicoles et la promotion de l’éducation, la formation des aviculteurs.

La cité du Dionkala, Bla, a été la dernière étape de cette tournée ministérielle. La fatigue se lisait sur les visages des uns et des autres.

La canicule aidant, certains s’assoupissaient presque. Mais, c’était sans compter avec les multiples coups des fusils traditionnels des chasseurs qui venaient sans cesse rappeler que c’était un jour de réjouissance.

Chose que Bourama Sanogo, maire de Bla et Ousmane Coulibaly, président des aviculteurs de la localité évoqueront dans leurs interventions.

L’infrastructure, qui est du même type que celle de Fana, a coûté plus de 70 millions de nos francs.

Partout où il est passé, le ministre Oumar Ibrahim Touré a déclaré que ces édifices « confèreront aux professionnels du secteur avicole un cadre idéal d’exercice et fourniront aux populations des services de qualité ».

A Fana, le délai des travaux a excédé 60 jours. A Ségou il a fallu aux techniciens 150 jours de plus pour accomplir leur mission.

Face à toutes ces lenteurs, le ministre Oumar Ibrahim Touré a émis ce message fort : « Ce retard démontre d’un manque de sérieux et de rigueur dans les travaux de la part des entreprises nationales.

Or, elles se plaignent quand on ne leur attribue pas de marchés. Elles doivent faire des efforts pour être à hauteur de tâche, car d’autres infrastructures sont en voie d’être construites ».
No comment !

Paul MBEN

19 avril 2005