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La Commune V, notamment la population de Daoudabougou, vient de respirer un grand ouf de soulagement : dans la nuit du 3 au 4 novembre, à 4 heures du matin, trois malfrats ont été arrêtés au domicile de l’un d’entre eux, près du marché dudit quartier.


Comment en est-on arrivé là ?

Lors d’un grand SUMU organisé à l’hôtel “Les Colibris”, sis à Faso Kanu, une spectatrice avait garé sa moto Jakarta pour assister à la soirée culturelle. Une heure plus tard, soit aux environs de 4 heures du matin, survinrent les trois quidams qui, après avoir aperçu la moto, décidèrent de passer à l’action.

Les deux voleurs s’appèlent Bassouka Draméra et Gaoussou dit “Zé Bléni”. Quant au troisième larron, communément surnommé “Chapeau”, il est non seulement connu de tout Daoudabougou pour ses activités illicites et son goût avéré pour les motos Jakarta… d’autrui, mais il est le fils de l’imam de la mosquée du marché de Daoudabougou, sise près de la pharmacie.

Malheureusement pour les trois malfrats, ils étaient ce jour-là surveillés par quelqu’un qui doutait sérieusement de leur attitude qui paraissait bizarre. Aussi, la dame propriétaire fut-elle vite informée que sa moto venait d’être volée.

Les trois malfrats furent alors filés, et l’informateur, accompagné de la dame victime, s’assura qu’ils sont bel et bien arrivés à destination, avant de rebrousser chemin pour aller alerter la police du 7e Arrondissement.

Après avoir caché leur butin, les trois malfrats, pour tromper la vigilance, changèrent aussitôt de tenue vestimentaire. Mais mal leur en a pris, car l’un d’eux a malgré tout été reconnu par l’informateur. Les policiers du 7e arrondissement n’eurent donc aucune peine pour aller cueillir les trois compères qui , comme si de rien n’était, bavardaient tranquillement devant la porte de l’un d’entre eux.

L’arrestation de Gaoussou dit “Zé Bléni”, “Chapeau” et Bassouka Draméra s’est vite répandue dans le quartier, et chacun, de se réjouir de la bonne nouvelle. Car le vol de motos, surtout celui des Jakarta, avait connu une recrudescence inquiétante.

Le réseau Mamadou Congo mis en cause.

A Daoudabougou, tout le monde est aujourd’hui unanime à constater que les trois voleurs arrêtés font partie du réseau du grand caïd connu et craint par la population: Mamadou Congo. Bien des habitants craignaient de le dénoncer à la police, sous peine de subir sa vengeance.

Selon un habitant, c’est quelqu’un qui n’hésite pas à utiliser la manière violente pour arriver à ses fins. Et un autre, d’ajouter que même s’il est arrêté c’est pour faire seulement 2 ou 3 mois en taule.

Bon nombre de personnes ont affirmé que les trois brigands ont été formés par leur chef, Mamadou Congo dont ils servent les intérêts. Ce qui, aux dires d’autres habitants, est même connu par la police, mais comme le nommé Mamadou Congo serait un informateur au service de la police… De quel commissariat, on ne saurait l’affirmer pour l’heure.

Toujours est-il que pour la quiétude des paisibles citoyens, la police doit démanteler ce réseau qui possède des ramifications un peu partout dans la capitale. En attendant, les enquêtes se poursuivent, avec l’audition des trois énergumènes.

Sadou BOCOUM

05 novembre 2007.