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C’est une invitation à la bonne gouvernance et à la cohésion sociale que le président ATT a adressé aux Maliens la veille de l’année 2006.

Le vœu de Nouvel an que l’on peut qualifier, à juste raison, de « message bilan des trois ans de pouvoir », a touché tous les domaines de la vie économique, sociale et politique du pays.

ATT, dans un discours optimiste, a étalé les grands chantiers de 2006, tout en reconnaissant que 2005 a été « l’année qui a permis de mesurer nos potentialités et nos limites ». Le chef de l’Etat a de gros projets pour 2006.

Ce sont : la construction d’une usine d’assemblage de tracteurs, la construction de logements sociaux, de routes, la réhabilitation des centres hospitaliers de la capitale, des régions et des garnisons, la finalisation des études de l’hôpital national sur la rive gauche, l’extension du réseau de téléphonie mobile et d’électricité, la rénovation de salles de spectacles à travers le pays, etc.

A écouter ATT, malgré les aléas climatiques et les effets de la mondialisation, nos indicateurs sociaux économiques sont satisfaisants grâce à une production céréalière presque excédentaire, l’annulation de la dette à hauteur de plus de 1000 milliards, des secteurs miniers aurifère et pétrolier en essor…

Toutes choses qui pourraient justifier l’optimisme du chef de l’Etat et qui devraient, bien sûr, contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations lorsque toutes ces ressources seront bien gérées dans une société en paix.

L’invitation à sauvegarder cette paix a été un des points saillants du discours d’ATT qui a invité les partenaires sociaux à privilégier le dialogue social « qui doit demeurer un exercice de vérité et de responsabilité ».

Gageons que l’appel du président sera entendu surtout du côté de la Bourse du travail. Car à ce que l’on sache, Siaka Diakité, le secrétaire général de l’UNTM et ses militants attendent de pied ferme Pinochet et son équipe.

S’appuyant sur l’exemple de l’EDM revenue dans l’escarcelle de l’Etat, ATT a également invité toutes les structures de l’Etat à une bonne gouvernance afin d’éviter le gaspillage, la faillite.

Denis Koné

03 janvier 2006.