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En recevant les vœux des responsables des Forces de défense, de sécurité et paramilitaires, le président de la Transition leur a demandé de poursuivre la traque des groupes terroristes jusqu’à la sécurisation complète du territoire national.

Les Forces de défense, de sécurité et paramilitaires ont présenté, vendredi dernier dans la salle des banquets du palais de Koulouba, leurs vœux du Nouvel an au chef suprême des Armées, le colonel Assimi Goïta. C’était en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition, le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement dont le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine ainsi que la hiérarchie militaire.

Le chef d’état-major général des Armées, le général de division Oumar Diarra a profité de cette occasion pour jeter un regard rétrospectif sur les activités militaires et formuler les attentes pour 2024. Pour lui, les défis contemporains (terrorisme, trafic en tous genres) auxquels notre pays est confronté imposent aux Forces de défense, de sécurité et paramilitaires une anticipation stratégique et un effort constant pour préserver l’intégrité territoriale de notre pays et protéger les populations et leurs biens.

Courant l’année écoulée, dira l’officier général, les Forces de défense, de sécurité et les paramilitaires ont bénéficié d’un soutien sans faille des autorités politiques et du peuple malien dans le cadre du renforcement des capacités et des réformes envisagées. Il s’agit de l’amélioration des conditions de vie et de travail, du renforcement des capacités opérationnelles et de l’excellente cohérence entre le niveau politique, opératif et tactique. S’y ajoutent l’acquisition de nombreux équipements aériens et terrestres, les avancées dans la construction de l’hôpital militaire, etc. D’après lui, la finalité des forces est d’assurer en autonomie la défense souveraine du territoire national et de promouvoir les intérêts vitaux du pays.

L’occupation des emprises libérées par la Minusma a permis le renforcement du redéploiement de l’Armée sur le territoire dont le point culminant est le retour des Forces armées maliennes (FAMa), le 14 novembre dernier, à Kidal suivi par celui de l’administration. Pour le général de division Oumar Diarra, cette prouesse conforme aux directives des autorités a été unanimement saluée par nos compatriotes et a confirmé la légitimité de nos actions au-delà des frontières. «Nos capacités d’adaptation à l’environnement asymétrique de lutte contre le terrorisme ont permis la neutralisation de plusieurs terroristes y compris des chefs de renommée», a-t-il indiqué.

S’agissant de la coopération militaire, l’officier général a indiqué que les appuis et les soutiens mutuels coordonnés et appréciés ont caractérisé la relation avec nos voisins de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a souligné que la coopération dans le cadre de cette Alliance, partageant les mêmes défis sécuritaires, sera une priorité dans la coordination des opérations. Avant de signaler qu’en 2024, les chantiers des réformes et de la restructuration vont continuer.

Le général de division Oumar Diarra a annoncé que le plan «Maliko», en cours depuis janvier 2020 sera réévalué et réadapté au regard de l’évolution de l’environnement national et sous régional. Cette opération constitue l’ossature des activités de l’état-major général des Armées et dont découlent les opérations «Keletigui», «Tielecoura» et «Dougoukoloko». Tous les états-majors et directions contribuent à ces opérations.

AUTONONIE- De son côté, le président de la Transition a remercié les Forces armées et de sécurité pour le résultat remarquable obtenu dans la sécurisation des personnes et leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. La satisfaction du colonel Assimi Goïta est d’autant grande que nos FAMa ont réussi sans incident majeur, le retrait des forces étrangères du Mali après une décennie de présence inefficace.


«Cet exploit m’offre l’occasion de saluer le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité», a-t-il félicité. Bien que les défis soient énormes et complexes, a souligné le chef de l’État, nos Forces de défense et de sécurité doivent davantage intensifier les opérations dans le but de restreindre au maximum, voire d’anéantir les activités terroristes et de banditisme. «C’est seulement à ce prix que nous réussirons à renforcer les liens de confiance entre le peuple et son armée», a insisté le colonel Assimi Goïta.

Le chef suprême des Armées a par ailleurs indiqué que l’AES participe de la volonté à assurer «la défense de la patrie en toute autonomie». Quoi de plus normal quand on sait que les trois pays qui la composent (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) font face aux mêmes réalités socioéconomiques et sécuritaires dans un contexte fortement marqué par le terrorisme. Lequel se caractérise par des modes d’actions asymétriques.

Au regard de ce contexte, l’avènement de cette Alliance est une véritable opportunité pour nos trois pays qui entendent désormais faire face aux enjeux de sécurité collective et de développement dans l’espace du Liptako-Gourma au seul profit des populations. «Pour jouer pleinement le rôle crucial qui nous revient à l’instar de nos frères d’armes du Burkina Faso et du Niger, nous devons sans cesse améliorer nos capacités afin de mener avec succès les opérations conjointes actuelles et futures», a invité le président Goïta, avant de réaffirmer la disponibilité totale et l’appui constant des autorités et du peuple malien à continuer d’assurer la noble mission régalienne de défense et sécurisation du territoire national.

Bembablin DOUMBIA

Source: L’Essor