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Organisée par l’Union africaine, la conférence des ministres des Mines d’Afrique, qui s’est tenue du 13 au 17 décembre à Maputo au Mozambique, a donné lieu au lancement du Centre africain de développement de l’industrie minière. Un débat d’experts sur l’appropriation de la « Vision minière pour l’Afrique » a dominé les travaux.

Les ministres des Mines de l’Union africaine, responsables du développement des ressources minérales, réunis cette 3e session à Maputo, se sont dits profondément préoccupés par le fait que les abondantes ressources minérales de l’Afrique ne contribuent pas encore équitablement et efficacement à améliorer les conditions de vie des populations.

Aussi ont-ils rappelé l’engagement pris par nos chefs d’Etat et de gouvernement dans leur déclaration de solennelle lors du 50e anniversaire de l’OUA/UA de s’approprier, d’utiliser et de développer les dotations en ressources naturelles et des ressources minérales, par une plus-value comme base pour l’industrialisation du continent.

Ils ont demandé à la Commission de l’UA, de collaborer avec les communautés économiques régionales, NPCA, CEA, Pnud, Bad et toutes les parties prenantes africaines pour aider les Etats membres à mettre en œuvre le plan d’action de la VMA, avec le soutien des partenaires de l’AMDC comme un moyen d’atteindre les objectifs de la Vision africaine de l’exploitation minière.

Les ministres en charges des Mines ont salué l’engagement du Canada à soutenir le Centre africain de développement de l’industrie minière qui, à les en croire, permettra d’offrir des conseils stratégiques aux pays africains sur la façon de gérer, de manière durable et transparente, leurs ressources naturelles.

Il s’agira d’élaborer des codes, des lois et des systèmes fiscaux clairs et uniformes pour l’industrie minière, lesquels faciliteront tant les investissements que la participation des entreprises locales au développement du secteur de l’extraction. De cette rencontre, l’on peut retenir que la création d’une croissance économique durable menée par le secteur privé est le principal moyen de briser le cycle de la pauvreté.

La rencontre de Maputo aura permis à plus d’un de comprendre que bien géré, le secteur minier peut apporter des revenus substantiels aux gouvernements qui pourront par la suite les réinvestir dans les infrastructures et les services essentiels comme la santé et l’éducation.

Idrissa Sako

(envoyé spécial à Maputo)

Les Echos du 24 Décembre 2013