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Si le Maroc reste largement épargné par les violences islamistes, sa réaction particulièrement vive à la diffusion d’une vidéo d’Aqmi traduit une préoccupation grandissante face à la menace terroriste. La vidéo d’une quarantaine de minutes, intitulée « Maroc: le royaume de la corruption et du despotisme », fustige la monarchie marocaine et appelle au jihad, ce qui constitue une première. Pour avoir publié un lien vers le site internet du quotidien El Pais où la vidéo était disponible, un journaliste de renom, Ali Anouzla, a été arrêté le 17 septembre. Quelques jours plus tard, il a été inculpé pour « aide matérielle », « apologie » et « incitation au terrorisme ». La fermeté des autorités marocaines traduit leur volonté de réaffirmer une tolérance zéro vis-à-vis des jihadistes, au moment où des Marocains combattent le régime syrien de Bachar al-Assad aux côtés des islamistes, estiment des experts.De leur côté, les autorités marocaines se félicitent de leur capacité à limiter la structuration de groupes extrémistes locaux, grâce à une politique sécuritaire préventive sans concession. En septembre, un tribunal de Salé, près de Rabat, a condamné à des peines de prison neuf Marocains membres d’un groupe jihadiste peu connu, arrêtés fin 2012 et accusés d’avoir planifié des attaques dans plusieurs villes du royaume.AFP.