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C’est un sacré revers pour la société African Gold Group (AGG) et une véritable lueur d’espoir pour les orpailleurs déguerpis des sites de Farako et Kobada dans la zone aurifère du cercle de Kangaba, suivant les propos du ministre des mines, Boubou Cissé ce mardi 7 janvier 2014.

C’était en faveur d’une visite de terrain qu’il a effectuée dans le cercle.
En effet, c’est avec une forte délégation composée du président de la chambre des mines, des agents de la direction nationale de Géologie et des Mines (DNGM), des responsables de la société AGG et plusieurs membres de son cabinet que le ministre Boubou Cissé a souhaité lui-même se rendre sur le terrain pour s’enquérir des réalités et trouver des solutions à certains problèmes brûlants.
Sur place le Ministre a été accueilli par les chefs de village de Foroko et Kobada, les autorités administratives locales dont le maire de Nouga, Sidiki Camara.

Selon, Yamoussa Diawara, chef de village de Kobada, la visite du ministre est un événement tant attendu dans cette zone et revêt plusieurs significations. Tout d’abord, elle manifeste tout l’intérêt que les nouvelles autorités du pays portent à leur localité. Ensuite elle permet de s’enquérir de la dure réalité qu’ils vivent. Ce qui leur donne beaucoup d’espoir quant à la résolution de leur problème. Enfin, il a soutenu que le Mandé par excellence à toujours été une zone d’orpaillage, mais qu’aujourd’hui, ils ne peuvent accepter que les terres de leurs ancêtres leur soient retirées au profit d’une société étrangères comme l’AGG. Il demande que justice leur soit rendue. Car les populations ont été brutalisées et déguerpis, laissés sans gagne pain.
En réponse, le ministre Boubou Cissé dira qu’il a reçu différents messagers à l’image de celui de Sidiki Camara. Il affirme avoir constaté de lui-même le mal vivre et la souffrance des populations et s’engage à y remédier dans tous prochains jours.

Selon Boubou Cissé, au Mali il existe 7 mines en exploitation, mais ce qui s’est passé ici, a tiré toute son attention d’où la raison de sa présence avant les autres sites miniers.
A noter que les sites d’orpaillage de Forogo et de Kobada sont revendiqués par la société AGG, qui selon un permis acquis de façon très controversée dispose de 215km2 de terres pour explorer des gisements de minerais. Mais la société depuis l’acquisition n’a jamais investi sur le terrain sauf un minuscule derrick l’année dernière. Les forces de l’ordre ont volé, saccagé et même violé des femmes, selon plusieurs témoignages recueillis sur place.

Il a effectivement constaté que certains sites censés être fermés depuis le 10 mai 2012 sont toujours en activité. Le ministre Cissé est retourné très déçu de son constat. Cela fait dire aux plus avertis que sa décision de retirer le permis de la société AGG n’est qu’une question de jours ou de semaines.
Affaire à suivre.

Harber MAIGA

Le Prétoire du 9 janvier 2014