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Mais avant, le ministre a d’abord rendu visite au collège de l’Union des retraités de l’Education Nationale, une école créée par les parents d’élèves et les enseignants retraités.

Au lycée Askia Mohamed, dès son arrivée, le ministre a procédé à la visite des salles des professeurs, de l’informatique, de laboratoire de physique-chimie où il a instruit aux proviseurs de procéder au nettoyage du labo qui, selon lui, doit être toujours propre.

L’objectif de la visite

Comme toujours, a dit le ministre, la porte du département est tout le temps ouverte au dialogue et elle n’a jamais été fermée. C’est pour dire que les autorités ont conscience que sans les enseignants on ne pourra avoir de solutions aux problèmes de l’école. C’est dans cette logique que s’inscrit cette visite du lycée Askia Mohamed, une école de réputation incontestable dans notre pays.

Il s’agit également de faire un constat du passé et du présent de cette école. En effet, le ministre a fait un constat de désolation, de regret et d’amertume pour cette école qui, par le passé, ne connaissait jamais la grève, mais plutôt, le travail de l’excellence, la discipline, le courage.

En effet, lors de son entretien avec les responsables de l’administration dudit lycée, le proviseur a salué l’arrivée du ministre et de toute sa délégation. Il n’a pas manqué également de rappeler au ministre les problèmes auxquels son établissement est confronté.

Il s’agit du manque des professeurs dans plusieurs matières telles que la physique-chimie, histoire et géographie entre autres, de l’inadaptation des toilettes, de la vétusté des locaux. A ceux-ci, on doit également ajouter sans complaisance la mauvaise volonté des enseignants pour un travail bien fait et l’inconscience des élèves face à leur avenir.

Le lycée Askia Mohamed

Créé en 1923 pendant le régime colonial sous le nom de lycée Terasson de Fougère, cet établissement est devenu le lycée Askia Mohamed en 1962 dont le premier proviseur fut notre grand historien prof Bakary Kamian. De cette année à aujourd’hui, ce lycée a connu 16 proviseurs dont l’actuel s’appelle Basseyni Diarra, en poste depuis 2002.
Il compte 2434 étudiants, soit 108 enseignants. Aux dires du proviseur du lycée, leur souhait est que le lycée Askia Mohamed puisse être classé dans le patrimoine mondial, mais avec les grèves peut-on réaliser un tel voeu ?

L’éthique des enseignants

Après avoir fait l’éloge de son ancien lycée, le ministre Amadou Touré a expliqué que sa visite dans cette école est très importante car, pour lui, elle est symbolique. Par ailleurs, il a remercié les enseignants du collège de l’Union des retraités de l’éducation nationale pour leur qualité d’éthique.

Ce qui a fait dire au ministre que l’enseignant c’est son éthique, car, il est à la fois un éducateur et instituteur. Par ailleurs, pour l’intérêt du Mali et de notre école, il a souhaité l’adhésion de tous les enseignants pour faire un surseau colectif afin que l’école malienne retrouve toute sa valeur cardinale.

En répondant au Directeur adjoint de l’Académie de la rive gauche et au censeur du lycée Askia Mohamed Oumar Djitèye, le ministre dira que l’année n’est pas perdue. En outre, le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour amener les enseignants à la négociation afin que les élèves puissent être évalués et qu’ils participent à leurs examens de fin d’année.

Mais avant, il a demandé aux enseignants et aux élèves de rejoindre les classes car, selon lui, la grève n’est jamais une solution. Il a félicité les personnels de l’administration pour leur disponibilité, et leur a demandé d’avoir toujours le courage, d’être à l’écoute de leurs collègues afin de les convaincre à venir sur la raison.

A l’endroit des élèves, le ministre a expliqué qu’il est temps de prendre conscience de leur avenir. Ensemble, unissons nos efforts pour retrouver le progrès de l’école malienne. En tout cas, l’école doit impérativement revenir à l’école. Quant au gouvernement, il mettra tout en oeuvre pour que l’école arrive à bon port.
Enfin, il a lancé un appel à tous les acteurs de l’école car, chacun doit être responsabilisé.

A la fin, il n’a pas oublié de se pencher sur le cas des écoles supérieures qui aujourd’hui connaissent également des problèmes généralement dus à l’inapplicabilité des textes, mais aussi aux normes universitaires.

Hady BARRY

06 mai 2008