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Visite du champ d’expérimentation de la SOGEBA : La société au cœur du développement agricole

Marako, commune rurale d’Ouélessébougou, a abrité la semaine dernière, la visite du champ d’expérimentation de la Société générale du business agricole (SOGEBA). Deuxième du genre, cette visite guidée s’est déroulée en présence des acteurs du monde rural, des services techniques du département en charge de l’agriculture de notre pays, des coopératives agricoles, de l’invité d’honneur, l’artiste Abdoulaye Diabaté et des responsables de la SOGEBA. Il s’agissait pour ce beau monde paysan de mener un échange fructueux pour que l’agriculture soit au cœur du développement de notre pays, mais aussi et surtout au service de la population.

Le Mali est un pays agro-pastoral par excellence. A ce titre, l’agriculture préoccupe plus de 65% de la population active. Aujourd’hui, la vision du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita est de faire de ce secteur le moteur de la croissance économique du Mali. La politique de 1.000 tracteurs initiée et subventionnée en partenariat avec TOGUNA – Agro-Industrie rentre dans ce cadre. Mais pour SOGEBA, il s’agit d’alléger la souffrance du paysan malien en offrant aux agriculteurs des semences de qualité.

Dans son intervention, l’artiste de renommée internationale Abdoulaye Diabaté a été formel : « Rien ne va sans agriculture ». Pour lui, c’est la deuxième édition d’un tel exercice qui cumule les cultures de maïs, d’arachide, de niébé, de sorgho et s’articule sur plus de 60 hectares. Il s’agit là d’une expérience encourageante et d’un champ qui doit encore bénéficier d’un meilleur traitement pour une meilleure productivité.
Dans sa présentation le directeur de SOGEBA Drissa Coulibaly dira que sa structure est une opportunité pour les agriculteurs maliens. « Notre stratégie est d’afficher notre engouement pour le développement de l’agriculture » a fait savoir monsieur Coulibaly pour qui la quête du meilleur rendement est son créneau avec des semences ciblées, et adaptées pour l’atteinte des objectifs du monde paysan.

Pour rappel, la Société générale du business agricole plus connue sous le diminutif ou sigle SOGEBA a comme raison d’être l’accompagnement technique de l’agriculture au Mali. Sa politique de proximité entreprise à travers des prestations en direction du monde paysan devient de plus en plus une réalité.

Ses semences certifiées et son assistance technique incluse dans ses programmes commencent à révolutionner le secteur de l’agriculture dans notre pays. La disponibilité constante de partenariat de la société véhiculée par l’instance dirigeante trouve sa justification dans le dynamisme d’une société en plein renouveau.

Outre les cultures maraichères, SOGEBA s’investit dans le partenariat et le renforcement des capacités. Toute chose qui devrait permettre l’atteinte des objectifs. Marako, théâtre du champ d’expérimentation, est une des étapes de ce vaste chantier agricole prôné par la générale du business agricole en construction.

Issiaka Sidibé

Le Général à la retraite Moussa Sinko tacle le régime

IBK renonce pourtant à l’arrêter

L’inquisition contre l’Etat de la part d’un Général à la retraite est devenue récurrente. Le terreau de l’agressivité dont il est l’émanation n’a jamais faibli. Depuis sa profession de foi lors des dernières élections présidentielles, Moussa Sinko a toujours qualifié le régime du président IBK d’incapable, de corrompu et auquel il faut mettre fin. Sur ce qu’il dit, l’enfant de Sogoniko apparait aux yeux d’un peuple à la recherche de sa pitance quotidienne comme un homme courageux, mais pourtant suicidaire.

Selon des informations officieuses, Sinko a le soutien de certains hauts gradés de l’armée tapis dans l’ombre, d’industriels et de commerçants. Ce même général avait aidé IBK à être élu en 2013 au point qu’il avait annoncé un plébiscite dès le premier tour.

Le Mali est un pays confronté au terrorisme avec une population terrorisée dans sa chair et dans son âme, un pays moralement atteint avec un peuple presqu’en agonie. Pour beaucoup, IBK est devenu le mal. Abréger les souffrances d’un peuple en mettant fin au régime d’IBK ? Telle est la formule couramment utilisée par le Général à la retraite. A travers lui, on a l’impression que le Mali est acéphale. Alors pourquoi IBK se refugie t-il maladivement derrière une pitié rébarbative ? Cette situation est-elle symptomatique des allégations d’un Général à la retraite ?

Pour Moussa Sinko Coulibaly, l’ostracisme, l’oppression, la corruption, la délinquance financière, la gestion laxiste, le bradage des biens de l’Etat, et l’inconscience professionnelle ont pris le pas sur la transparence du pouvoir et la compétence. Les dirigeants actuels sont-ils devenus des sangsues ? De toutes les façons, IBK doit savoir qu’il n’y a pas de coup d’Etat sans appui politique. Mieux, un putsch intervient généralement actuellement après une insurrection de rue et parachevé par les militaires. A priori, les déclarations de Moussa portent les germes d’une incitation à la révolte. Sous d’autres cieux, il aurait été arrêté sans ménagement. Une convocation au camp I ? Ridicule.
Intervenant sur RFI, le ministre des Affaires étrangères Tiébilé Dramé s’est adossé sur la CEDEAO pour faire avorter un éventuel coup d’Etat au Mali. Lui Tiébilé sait comment ATT est parti. La CEDEAO n’est qu’une caisse de résonance… Tout cela prouve que le pouvoir actuel hésite. Moussa ira-t-il au bout de ses déclarations ? Quand l’incitation à la révolte émane d’une hiérarchie militaire, le pays est en danger. Même si dans son interrogatoire, il dit que ses propos ont été mal interprétés.
Alors quelle conclusion faut-il tirer du bras de fer entre l’exécutif et un Général à la retraite ? En vérité, les deux parties se regardent en chien de faïence et tout peut arriver.

IBK retient trois paramètres contre le Général

Premièrement, Moussa Sinko n’a pas la réputation d’un militaire explosif alliant efficacité, performance et compétence sur les théâtres d’opération militaire. Selon nos investigations, Moussa Sinko n’a pas de soutien actif dans la grande muette. Il n’a rien fait pour améliorer les conditions de ses camarades militaires à l’image d’un Dahirou Dembélé. A ce titre, il n’apparaît pas comme un porteur d’uniforme bénéficiant de l’aura parmi les forces de sécurité. Même en France, ses soutiens sont mitigés. Deuxièmement, les dernières élections présidentielles ont prouvé que ce Général à la retraite ne pèse pas lourd dans le microcosme politique malien. Son rang dans les profondeurs du classement et presque dernier prouve que c’est l’enfant mal aimé de la politique malienne. Dans les milieux militaires, il est indexé n’avoir rien fait pour arrêter le massacre des bérets rouges alors qu’il avait connaissance de leur exécution. Donc c’est un Sinko affaibli, avide des déclarations contre le régime pour refaire surface qui a été convoqué au camp I de la gendarmerie. Et c’est après qu’IBK a compris qu’il ne fallait pas tirer à bout portant sur l’ambulance. L’alarme que les Maliens ont entendue est une sorte de tonneau vide. Troisièmement, en arrêtant le candidat malheureux des dernières consultations présidentielles, IBK risquait de faire de Sinko un Héros. Car un Général aux arrêts bénéficie toujours du soutien, toute chose qui peut le rendre invulnérable aux menaces qui le guettent. Par sa lecture des événements, IBK est parvenu à esseuler Moussa qui se maugrée sur son sort, inquiet d’être mis sous les verrous.

Salif Diallo
Le Matinal du 24 Octobre 2019