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« Le Fonds estime qu’il lui faut 10 millions d’euros pour venir en aide à 1,7 million de victimes de violences sexuelles » relevant de la compétence de la CPI en République démocratique du Congo (RDC), au nord de l’Ouganda, en République centrafricaine et au Darfour, selon un communiqué.

« Les violences sexuelles à l’encontre des femmes et des jeunes filles sont la forme de violence la plus courante et la forme de criminalité la plus répandue. Le viol est devenu une arme de guerre », souligne le Fonds.

Les violences sexuelles provoquent souvent des traumatismes physiques, des troubles psychosociaux, mais entraînent aussi la stigmatisation et la discrimination des victimes, selon la même source.

Inscrit au Statut de Rome, qui fonde la CPI, présidé par l’ancienne ministre française Simone Veil, le Fonds intervient au profit des victimes de crimes jugés par la CPI par « la réhabilitation physique, le soutien psychosocial et des formations professionnelles ».

« En 2007, dans la seule province du Sud-Kivu, en RDC, environ 42.000 femmes ont été traitées dans des centres médico-sociaux pour des agressions sexuelles graves », souligne le Fonds.

LA HAYE (AFP) – mercredi 10 septembre 2008