Partager

A la faveur de la commémoration de la 2ème journée mondiale de la non-violence, le Mouvement Humaniste du Mali a animé une conférence de presse pour fustiger les violences post-électorales qui endeuillent l’Afrique. Le Mouvement a proposé la non-violence active comme stratégie pour sortir de l’engrenage des violences en Afrique.

Le 2 octobre 2008, la communauté internationale a commémoré la 2ème journée mondiale de la non-violence. Pour célébrer cette date qui correspond au jour de la naissance de Mahatma Gandhi, le Mouvement Humaniste du Mali a animé une conférence de presse dans la salle de conférence de Mali-Enjeu à Djélibougou. Animée par Daouda Kouyaté, Président de la coordination malienne du Mouvement Humaniste et Balla Drissa Doumbia, coordinateur conseil Sigma, la conférence de presse a permis au Mouvement humaniste du Mali de réitérer son engagement dans la lutte contre la violence sous toutes ses formes et quelle que soit sa justification.

Daouda Kouyaté a indiqué que c’est en 2007 que l’Organisation des Nations Unies a reconnu le 2 octobre, date anniversaire de la naissance de Mahatma Gandhi, comme la journée mondiale de la non-violence. Selon lui, l’illustre personnage qu’est Gandhi, a utilisé la méthode de l’action non-violente pour libérer l’Inde, dont il fut le Premier ministre. Il a soutenu que Gandhi, n’est pas le seul exemple des personnalités qui ont utilisé cette méthode. Il a cité le cas de Martin Luther King et celui de Nelson Mandela, qui ont tous prôné la non-violence dans le combat contre l’injustice dans leurs pays respectifs.

« Pour cette approche dans le combat, ils sont devenus des références de sagesse dans le monde », a-t-il déclaré. Il a invité la jeunesse malienne à suivre l’exemple de ces sages dans tous ses combats. « Nous devons dire non à la violence et oui à la paix pour bâtir notre futur », a-t-il suggéré. Avant de se pencher sur les violences qui suivent les échéances électorales en Afrique ces derniers temps. Si ailleurs dans le monde, la démocratie et les élections transparentes sont considérées comme les meilleurs moyens de gestion du pouvoir, le conférencier, à la lumière de ce qui s’est passé au Zimbabwe, au Kenya et en Côte d’Ivoire, a émis des réserves sur la pratique de la démocratie en Afrique. Avant d’indiquer que les humanistes, face à la violence post-électorale, proposent la non-violence active.

Selon lui, c’est le principe selon lequel chacun dans son fort intérieur doit décider de ne jamais utiliser la violence comme solution. Il est convaincu que la prise de la décision est un choix personnel qui pourra devenir par la suite collective et communautaire. « Nous les humanistes, nous nous battons chaque jour pour gagner le combat de la non-violence contre notre propre violence, car la violence n’apporte que souffrance.

La violence qu’on utilise pour se soulager de cette douleur provoque plus de violence et de souffrance que celle qu’on a reçue», a-t-il révélé. Il a estimé que la tendance qui consiste à résoudre la violence par la non-violence active, sur le plan social et politique, est la seule alternative possible pour les humanistes. Il dira que c’est pourquoi, ils demandent à toutes les institutions nationales et internationales l’utilisation de la non-violence active comme solutions des conflits quelles que soient leur origine ou leur justification.

Assane Koné

07 Octobre 2008