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Le 24 Mai 2008, le groupe MALI 5, une cellule d’Amnesty International-Mali, a tenu, à l’école fondamentale de Kalaban- Coura, un atelier de sensibilisation sur la violence faite aux femmes, en présence du président et du secrétaire exécutif, Ms. Makan Koné et Saloum D. Traoré,


de Amnesty International-Mali, des responsables du groupe MALI 5, notamment son président, M. Ousmane Konaté, son Secrétaire Général, M. Makan Sissoko.

Notons que cet atelier du groupe MALI 5 intervient après celui du groupe MALI 11 tenu il y a quelques semaines sur les droits de l’enfant.

Ainsi, il n’est pas superflu de noter l’heureuse coïncidence de la tenue de ces deux ateliers, l’un à la suite de l’autre, tant il existe un rapport de complémentarité et même de consubstantialité entre les cibles : l’enfant et la femme, autrement dit la mère.

Aussi, ces deux sujets ne sont-ils pas les plus vulnérables dans une société, et cela, tant en période de paix qu’en période de guerre?

En effet, pour Amnesty qui condamne toute forme de violence contre les femmes et agit pour y mettre fin, le respect des droits de l’enfant et de la femme est un combat de tous les jours. Car la violence est avant tout un mode de relation basé sur la domination, l’humiliation et le contrôle d’un être sur un autre.

La violence, ce n’est pas seulement que des coûts, c’est aussi le fait de créer, chez l’autre, une peur au quotidien, afin d’en faire un sujet soumis“, a indiqué le président Makan Koné. Selon lui, la violence a un effet pervers qui peut aboutir à ce qu’on appelle “l’impuissance apprise”.

Cette impuissance apprise, consiste à annihiler, chez l’individu régulièrement soumis à la violence, toute velléité de révolte contre le phénomène, a-t-il expliqué. “Le sujet renonce alors peu à peu à se défendre contre les mauvais traitements et ne cherche plus à s’échapper, même si on lui en donne la possibilité“, a conclu M. Koné.

C’est pourquoi il est toujours plus facile d’aider une femme à s’en sortir lorsque les violences viennent de commencer, et qu’il est très important de leur offrir au plus vite des solutions.

Pour la quarantaine de participants composés des femmes rurales et des femmes urbaines, cet atelier servira de champ d’expérimentation pour proposer des solutions à la violence contre elles en général, et la violence conjugale en particulier.


Moussa TOURE

26 Mai 2008