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Engagé par le président du Stade malien de Bamako pour renforcer la condition physique des joueurs en vue des compétitions africaines, le Français Vincent Espié (34 ans, originaire de la Région Aix-en-Provence) a apporté sa touche artistique au club. Dans un entretien qu’il nous a accordé avant le match retour de Ligue des Champions contre El Ahly d’Egypte, Vincent Espié parle de long en large de sa mission.

Comment s’est noué votre contact avec le président du Stade malien de Bamako Boukary Sidibé dit Kolon ?

Le président Kolon a des contacts privilégiés avec le Stade Rennais. Vous n’êtes pas sans savoir que Cheick Fantamady Diarra y est allé l’année dernière. Le président Sidibé a parlé de son projet avec les dirigeants rennais. Ceux-ci m’ont approché et parlé du projet. Ca me convenait. C’est pourquoi j’ai accepté.

jpg_vincent.jpgEtes-vous entraîneur ou préparateur physique ?

Je suis préparateur physique du Stade malien de Bamako. Donc, je m’occupe des séances athlétiques, de la programmation des séances d’entraînement dans la semaine en fonction des matches. Je m’occupe aussi du temps de travail et celui de repos des joueurs.

Comment se passent réellement les séances d’entraînement ?

Les entraîneurs Abdul Razak et Baye Bah ont un mode de fonctionnement et moi le mien. Il y a forcément une différence, une rupture. Avec moi, on a axé le travail sur le côté athlétique. On faisait une séance par jour dans la forêt et une sur le terrain. Ça a changé les habitudes de travail. Les joueurs étaient contents de cette nouvelle méthode. Ils le disent en longueur de journée.

Quel est votre mode de fonctionnement avec l’encadrement technique (Razak et Baye Bah) ?

On échange beaucoup. La communication est importante. Les joueurs ont un niveau presque similaire. On travaille sur une durée pour l’ensemble du groupe de manière à ce que le niveau reste homogène. Le dernier mot revient toujours à l’entraîneur principal. Il nous consulte pour discuter des changements.

Parlez-nous des modes d’entraînement pour un match de championnat et celui d’une compétition internationale ?

Les matches se préparent de la même manière. La seule différence se situe dans l’intensité nerveuse des joueurs pendant les matches de compétition africaine. A un certain moment, ils ont plus envie et la concentration est de mise. La préparation physique ou technique en tant que telle est la même.

Vous êtes là pour le long terme ?

Je suis là jusqu’au match retour contre El Ahly d’Egypte. La mission s’arrêtera là. Ensuite, je rentre en France. Et on va voir éventuellement comment prolonger le contrat.

Je pense que le Stade va bénéficier de la dynamique dans laquelle il est. Parce que les victoires appellent les victoires.

Si on vous demandait d’évaluer votre passage au Stade malien ?

Les choses ont bien évolué. J’ai été bien accueilli par le Stade malien : dirigeants, entraîneurs, joueurs… Ils m’ont mis dans de bonnes conditions. On a commencé à effectuer un travail athlétique et sur certains aspects du jeu. Les relations sont toujours bonnes avec la famille du Stade malien de Bamako. C’est un plaisir d’évoluer avec ce grand club.

Par Baba Cissouma

Le Match du 18 Mai 2012