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L’opposition au président Joseph Kabila a testé mardi sa capacité de mobilisation avec une journée « ville morte » diversement suivie, première d’une série d’actions pour tenter d’obtenir le départ du chef de l’État. A la veille de ces deux journées mardi et mercredi, les autorités ont demandé aux opérateurs de téléphonie mobile de restreindre les échanges d’images sur les réseaux sociaux, alors que des violences meurtrières ont éclaté lundi à Kinshasa.Les deux-tiers des commerces étaient fermés, de même que les banques, ont constaté nos journalistes. La circulation dans la mégapole aux 10 millions d’habitants était plus fluide qu’un jour de semaine ordinaire, et les bus des transports publics moins bondés qu’à l’accoutumée, sous l’œil d’une importante présence militaire et policière.Lundi, des violences ont fait au moins douze morts par « balles perdues » dans plusieurs quartiers de Kinshasa, d’après la police qui a accusé un mouvement politico-religieux hostile au président Joseph Kabila L’instabilité politique en RDC inquiète la communauté internationale. Un haut responsable de l’ONU a rencontré lundi à Kinshasa une délégation du gouvernement. Les Nations unies étudient avec Kinshasa les moyens d’aller rapidement vers des élections, selon ce haut responsable, le sous-secrétaire aux opérations de maintien de la paix, El Ghassim Wane, cité sur le site de la radio onusienne Okapi. AFP.