Partager

jpg_une-23.jpgLa nourriture que l’on prépare et que l’on prend en famille ne sert pas seulement à calmer la faim ou à remplir le ventre. Le repas familial a des vertus, mais encore faut-il qu’il soit pris dans les conditions et surtout dans l’atmosphère qui s’y prêtent. Manger en famille doit être pour chaque membre de la famille une occasion de partage, non pas seulement du repas, mais des préoccupations, des joies et des projets des uns et des autres. Pendant qu’on se régale, on s’enquiert des nouvelles, des activités et de bien d’autres choses.

C’est aussi le moment propice pour se taquiner gentiment, plaisanter et rire. S’il est vrai que la nourriture remplit le ventre, l’atmosphère de joie et d’appartenance familiale satisfait les cœurs,décharge les esprits et renforce l’intimité au sein du foyer.

Que faire pendant ce temps ?

Ne laissons pas seulement les cuillères et les assiettes faire du bruit. Non ! Il faut parler ; il faut se parler ! Savons -nous ce que cela fait à une femme d’entendre les enfants apprécier le repas qu’elle s’est donné tant de peine et d’ingéniosité à concocter ? Et mieux encore quand cette appréciation vient de son mari ? Savons-nous le bien que les enfants ressentent quand papa se montre reconnaissant envers maman pendant ou après le repas ? Ils sont confiants et fiers. Ils sont simplement heureux et très heureux. Alors, ne leur privons pas de ce bonheur. Ils en ont droit. Moment du repas familial, moment béni, moment unique, moment intime et relaxe, et communicatif. Un conseiller conjugal a avancé que c’est le moment de toutes les bonnes résolutions. Le repas entre membres de la famille est un créneau pour plus de renforcement de la cohésion et de l’entente familiale.

Un programme de vie conjugale qui est mutilé de ce moment de retrouvailles, connaitra de sérieuses insuffisances et cela ne sera pas sans conséquence pour la cohésion familiale.En réalité, la réussite de l’harmonie conjugale est à la portée de tous et de chacun. Mais, à la vouloir et à la rechercher sans les éléments inclusifs, sera peine perdue. Entretenir la famille n’est pas seulement apporter le riz, le maïs etc…et l’argent des condiments. Il faut manger avec les autres. Il faut partager ensemble le repas. Dans bien de foyers, les époux et aussi bien que les épouses se comportent comme des ravitailleurs et pensent ainsi qu’ils ont fait l’essentiel. Rappelons-nous qu’autant et plus encore on a besoin de l’autre et des autres. L’être humain a des besoins que les aliments seuls ne peuvent combler. Aliments sans le pourvoyeur ne sont que bourratifs. On peut après tout se sentir encore et toujours affamé parce que l’essentiel a manqué. La communion familiale, le sentiment d’appartenance mutuelle.

Il se trouve que dans bien de foyers, voir l’époux, l’épouse et les enfants manger ensemble est devenue une denrée rare. Et c’est dommage. On s’étonne donc de voir que dans ces foyers on vit tout sauf une vie familiale. Les incompréhensions surgissent, les tensions persistent et les enfants se rebellent.

Que faire après le repas familial ?

Je devrais plutôt dire ce qu’il ne faudrait pas faire , car tout peut se « gâter » par des façons de dire et de faire et remettre sérieusement en cause les retombées bienfaisantes de cette rencontre. Les parents en premier lieu se doivent de rester très communicatifs d’autre part. Parler et se parler positivement et entretenir une saine atmosphère. On sait ce que la parole vaut en ce domaine. Faire quelques petits jeux ou autres travaux légers et pas très accaparent s. Et surtout (quand cela se passe dans la soirée) éviter avec quelques prétexte que ce soit, de quitter le domicile familial. Le faire, créerait un vide et donnerait une impression de non achevé. Être le plus longtemps possible ensemble et que seul le besoin de se reposer et de dormir vous renvoie chacun dans sa chambre après que l’on se soit souhaité une bonne nuit. Je vous garantis que ce sera la plus belle des nuits. Chacun étant allé au lit avec un sentiment de sécurité. Le couple y gagne beaucoup, les enfants aussi. Et la cellule familiale est renforcée.

Là, on a la joie de vivre.Je dis donc : après avoir tout apporté à la maison, apportez-y vous-même. Le repas familial est une occasion de fêter une union unique et de renouveler des sentiments profonds. On s’appartient l’un à l’autre. On est un et tant mieux. Il y a certaines maisons qui, si elles pouvaient parler diraient ceci : »Qui sont-ils, ceux-là qui vivent ici ? Des gens venus de partout et d’autres qui n’ont rien en partage ? Sont-ce vraiment des membres d’une même famille ? » Être un, appartenir à la même cellule familiale, c’est aussi partager le repas ensemble. Ne nous en privons pas et n’en privons pas les autres. Époux, épouse et enfants se régalant du même repas c’est donner de la couleur et de la saveur, voire un sens à la vie conjugale et à la vie simplement.

Rock Audacien D. DAMIBA

Conseiller Conjugal

Email : damibashalom @yahoo.fr

Sidwaya du 22 septembre 2008