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La vie de la majorité des épouses de ces hommes se résume à des disputes aboutissant généralement à des fugues, voire au divorce

jpg_une-1245.jpgLa vie de couple n’est pas chose facile. Chaque jour égraine ses lots de problèmes, de surprises. Les conjoints doivent impérativement se faire des concessions. La tolérance est recommandée à la femme, le socle du foyer. La sagesse malienne demande à la mère de l’humanité d’accepter les frustrations qu’un mari égocentrique pourrait lui imposer dans la vie conjugale. Nous avons relaté dans cette rubrique comment des femmes vivent avec des maris alcooliques. Nous avons également fait parler des femmes battues, martyrisées par leurs époux.

Chacune des femmes a développé des stratégies pour faire face à sa tragédie. Certaines ont réussi, d’autres n’ont pu endurer un calvaire sans fin. Elles ont opté pour le divorce. Dans cet article nous allons faire réagir les femmes dont les maris sortent (presque) toutes les nuits. La vie de la majorité de ces dames se résume à des disputes aboutissant généralement à des fugues. Il n’est certainement pas facile de vivre avec un homme qui est tout le temps absent du foyer, sans se soucier de ce que peut ressentir sa femme. Mais les femmes sont nombreuses à avoir supporté stoïquement les caprices de leurs maris. Elles ont finalement trouvé une réponse aux difficultés qui menaçaient leur vie de couple.

Ces épouses imaginatives sont légion en ville comme au village. Mme Awa Coulibaly est fonctionnaire dans un service public de la place. Mariée depuis une quinzaine d’années, elle a eu toutes les peines du monde pour supporter les virées nocturnes de son mari. Au début de leur relation son conjoint n’était pas chaud pour les sorties nocturnes. Pendant la première année de mariage le mari de Awa était un modèle. « Il était le genre de mari que toutes les femmes souhaiteraient avoir. Quand il revenait du bureau vers 16 h -17h, il ne ressortait plus », se rappelle Awa. Mais son époux a commencé à rentrer tard à la maison. « J’étais convaincue qu’il faisait un crochet quelque part après avoir quitté le bureau » dit-elle. Pour calmer son inquiétude l’épouse demanda des explications sur le nouveau comportement de son homme. Ce fut leur première dispute.

Awa se souvient que son mari lui a lancé à la face qu’il avait désormais décidé de sortir la nuit. Depuis lors le chef de famille ne se donne que le temps de dîner et il s’éclipse. « Nous avons vécu près d’une année dans cette condition. Quand il revenait je refusais catégoriquement de lui ouvrir la porte » raconte Awa. Elle ne se rappelle plus combien de fois elle a quitté son foyer conjugal pour se refugier dans sa famille paternelle ou chez une amie. Réduire. De querelle en querelle Awa a failli divorcer, n’eut été le bon conseil d’une amie qui avait aussi vécu le calvaire avant de trouver la recette pour y faire face. Il fallait tout simplement ignorer la présence de l’homme dans la maison. Mais attention ! Les hommes sont différents, par conséquent leurs attitudes aussi diffèrent. Chaque femme à son astuce propre pour amadouer son époux.

La tactique de Awa à consister à faire croire à son mari que sa présence au foyer après le dîner la gênait. Dans ce dessein elle ne se plaignait plus du comportement de son mari. « J’ai suivi à la lettre les recommandations de mon amie. Quand mon mari me sollicitait, je lui faisais croire que j’étais fatiguée, ou je jouais à celle qui a l’esprit ailleurs » nous confie Awa avec un large sourire. La réaction du mari fut conforme à celle qu’attendait l’épouse. Il a recommencé à rentrer à la maison à des heures normales. Et Awa insiste : « mon mari avait pris l’habitude de rentrer après minuit à des heures indues. Après la mise en œuvre de ma nouvelle stratégie il revenait autour de 23 h ». Et il finit par réduire ses sorties nocturnes. Autre cas. Mariam Sissoko est mariée et mère de quatre enfants. Elle révèle que son époux ne pouvait pas passer une soirée à la maison. Notre brave dame a préféré ne pas se plaindre.

« Il rentrait et sortait quand il voulait, sans même se soucier de l’éducation de nos enfants » explique-t-elle. Elle ajoute qu’une femme esseulée ne pouvait que se résigner. La patience de notre interlocutrice porta fruit. Un jour comme dans son habitude son mari s’est mis sur ses « 31 » pour sortir. Cependant au moment où il allait quitter la maison quand l’épouse le taquina : « je pensais que tu t’étais sapé pour passer cette soirée en ma compagnie. Elle fit comprendre à son conjoint que cela faisait un bon moment qu’ils n’échangeaient plus. Il serait bon de le faire même si c’est pendant la journée. Le mari volage ne lui a même pas répondu. Il a tourné le talon pour disparaître dans la nuit. A la grande surprise de Mariam, son mari lui annonça quelques jours après qu’il ne sortait pas ce soir là. Il voulait mettre à profit cette soirée pour se reposer et surtout pour dialoguer avec moi. L’épouse était heureuse.

« Cela faisait presque trois ans que mon mari sortait la nuit et rentrait aux environs de 02 ou 03h du matin », déclare Mariam. Actuellement celui qui est affectueusement appelé « PAPA » par sa femme est devenu un mari, qui ne sort plus la nuit. La douce Aminata n’a pas eu la même chance que nos deux premières interlocutrices. Cette épouse et son mari vivaient seuls dans une villa. Malheureusement de jour comme de nuit l’épouse fidèle ne côtoyait que le gardien de leur villa et sa famille. Son homme d’affaires de mari était presque invisible à la maison. « Je ne manquais de rien, mais je n’avais de mari que de nom. » regrette Ami. Elle a parlé en vain à son époux. Les interventions de toutes les personnes de bonne volonté n’ont pas convaincu le mari noctambule. « Il ne voulait rien comprendre. Pire, il m’a dit que c’est le prix du luxe dans lequel je vis » soupire Aminata. Elle a fini par divorcer de son mari égoïste pour fuir l’enfer.

M. A. Traoré

…APRES L’ARRIVEE DE BEBE

Se retrouver rien que tous les deux, on en rêve depuis des semaines. Pas évident de concilier notre double statut, celui de parents et d’amants avec nos contraintes quotidiennes. Mais cette pause à deux est essentielle pour se rappeler pourquoi bébé est là. Passé du statut de couple à celui de parents, c’est un sacré chamboulement.

On se retrouve à valser entre les biberons, les couches, les nuits blanches et le boulot. Du coup, notre vie de couple, avouons-le, se transforme surtout en une cohabitation passive. On se voit, se partage les tâches et les moments doux (amères aussi !) mais on ne vit plus cette symbiose qui faisait ‘nous’. Peu à peu, notre routine peut se transformer en indifférence ou disputes incessantes si on ne prend pas le temps de marquer une trêve. Si à l’arrivée de bébé, notre corps de maman est plutôt raplapla et pas vraiment prêt pour une soirée torride, on ne dit pas non aux câlins. Mais encore faut-il que notre Jules le sache car la télépathie est loin d’être une méthode fiable et les pleurs de bébé parasitent la communication. Avoir d’autres sujets de conversation que bébé n’est pas un péché mortel mais le début de la pause à deux. Bébé a bien son espace, son lit et l’ambiance qui va avec. ‘Une bonne mère, c’est une mère qui n’est pas que cela’ disait Françoise Dolto.

Malheureusement, on oublie ce mantra dès les premières nuits blanches. Au grenier, les pantoufles de mamie, la robe de chambre de grossesse, les séries télés et les ‘je suis extenuée’. Désormais, on est fatiguée, oui, mais pas morte au point de sombrer direct dans les bras de Morphée après le boulot. On se choisit des activités créatives, on discute de projets communs. Et oui, l’après bébé existe ! On laisse libre cours à nos envies, danse, arts martiaux, tai chi, yoga, vélo ou parapente, shopping ou ciné, l’important, c’est de s’amuser ensemble. On met de côté le boulot, on fait des acrobaties avec notre emploi du temps et celui de la nounou et on est sûr de se retrouver au moins une fois par semaine. Une fois que l’on connaît le mode de fonctionnement de bébé, l’heure de ses biberons, ses petits roupillons rien ne nous empêche de laisser quelques heures, voire quelques jours pour se distraire.

On peut choisir de partir en week-end dans une petite auberge sympa pour un dépaysement complet à prix abordable ou on opte pour une soirée ultra romantique. Si on ne trouve pas de nounou, on appelle les mamies et les papis en renfort. Etre parents, c’est pour la vie ! Et si on ne peut pas partir en week-end, une petite attention renforcera les liens. Soufflons à notre amoureux tout le bien que nous pensons des fleurs par exemple. Non seulement elles sont belles et embellissent notre intérieur mais elles connaissant le langage du cœur. Elles sont une idée de cadeau de baptême, de naissance ou d’anniversaire mais sont aussi très bienvenues pour relancer la flamme, non ? Après tout on l’a bien mérité !

Chez Bebloom, on pourra facilement être comblée… Trouver du temps pour son couple, c’est aussi se rappeler pourquoi on choisit de fonder une famille. Un bébé au sein d’un couple heureux s’épanouit plus positivement et grandit plus vite. Et un couple qui rend bébé heureux, c’est forcément des parents comblés.
source plurielles.com

L’Essor du 14 Décembre 2012