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web-13.jpgKoura Diarra vit son troisième mariage. Elle a perdu très tôt son premier mari. Après son veuvage elle s’est remariée, mais sans succès. Ce deuxième mari était jaloux de son unique enfant issu des premières noces. « Il ne voulait pas du tout voir mon enfant, même en peinture » dit-elle. Koura dit avoir tout essayé, sans réussir à apaiser son époux. Chaque visite de l’enfant du défunt mari mettait l’actuel hors de lui. Au lieu d’être attentif envers cet innocent qui a perdu son père très tôt, le pauvre garçon était objet de rejet, de dégoût. Comme s’il n’était pas une créature du Tout Puissant. « Dès lors, continue notre interlocutrice, j’ai su que notre union n’a pas d’avenir. Je ne peux, en aucune manière, abandonner mon fils. Après avoir perdu son père il ne va perdre sa mère. Je ne peux pas lui infliger cette punition. » trancha t-elle.

Il faut reconnaître qu’il est très difficile de recontruire un lien conjugal après un échec, surtout quand on a des enfants.

Djenèba Cissé est une autre victime du remariage. Cette dame avait trois enfants quand elle s’est remariée avec un autre homme. Malgré que ses enfants habitent avec leur père, son mari très jaloux ne veut pas les sentir. « Quand mes enfants me rendaient visite ou pire si je rendais la réciproque « bonjour les dégâts ». Il lui arrive même de me traiter de femme légère, manœuvrant pour récupérer mon ancien mari » explique-t-elle. Selon Mme Cissé, son époux du jour est allé jusqu’à interdire aux enfants de sa première union de venir rendre visite à leur mère. Sous prétexte qu’ils viennent « faire la commission de leur papa« . C’était le comble. « Je me suis vite séparée de cet égocentrique. Je ne pense plus à me remarier pour me compliquer davantage la vie. » lance t-elle.

A chacun, sa place !

web-14.jpgLe cas de Maïmouna Doucouré est tout autre. Cette femme s’est mariée en secondes noces avec un homme divorcé. Ils avaient chacun des enfants issus d’un premier mariage. Son mari lui proposa de vivre tous ensemble sous le même toit. Elle a eu le tort d’accepter cette proposition. En effet, depuis la première semaine jusqu’à ce jour « règne chez nous une incompréhension totale » avoue-t-elle.
Contrairement aux deux exemples précédents, les problèmes de notre interlocutrice ne viennent pas de son époux. Mais ce sont les enfants qui n’arrivent pas du tout à s’intégrer dans le nouveau contexte conjugal. « Ils ne font même pas l’effort d’être aimable avec mon second époux. Mon mari me demande de leur donner du temps mais je suis désespérée. » confesse-t-elle.

L’exception confirme la règle-dit-on. Si pour certains le remariage a été un calvaire, pour d’autres il a apporté le bonheur. L’heureux Alffousseyni Djourté témoigne du succès de ses secondes noces. « Je vis bien avec ma femme et mes beaux-enfants. » dit-il. Alffousseyni Djourté pense que cette harmonie n’a rien de sorcier. Il suffit de mettre tout le monde à sa place. Ils appliquent chez eux le principe suivant lequel « ta liberté s’arrête là ou commence celle des autres« . Le mari, tout sourire, reconnaît que la tache n’est pas aisée surtout quand le chef de famille est face à de grands garçons. « Montre-leur que tu es loin d’être un ennemi« .

Tout comme le chanceux Djourté, l’homme d’affaires Idrissa Kalapo vit dans le bonheur après l’échec de sa première union. Il a hésité longtemps avant de reprendre femme. Il a mis ce temps a profit pour repérer l’épouse qui lui convient. Il a fait le bon choix. Il rend grâce à Dieu de lui avoir accordé les faveurs d’une femme formidable. « Elle s’entend à merveille avec mes enfants. » dit-il tout heureux.

Comme dit le sage : « La vie est une question de chance« .

Mariam A. TRAORE