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Le Boulevard du 22 octobre reliant le carrefour de l’École normale supérieure (Ensup) à la primature a servi hier d’itinéraire à une marche contre la vie chère. Organisée par le Cercle de réflexion pour jeunes (CRJ), l’exercice visait à sensibiliser les autorités sur les difficultés que vivent les populations, notamment les femmes.

Dans une déclaration déposée au cabinet du Premier ministre, les marcheurs ont décrit la situation dans laquelle vivent nos concitoyens malgré la promesse faite par le gouvernement de rendre les prix des denrées alimentaires plus supportables pour les ménages, avant d’avancer un chapelet de solutions.

Le CRJ propose, par exemple, la création d’une commission de fixation des prix sur le marché, l’instauration d’un système fiable de contrôle des prix, le suivi par l’État de la contrepartie des exonérations de taxes d’importation.

Il préconise également l’installation de coopératives de consommateurs mises en relation avec des coopératives de producteurs pour contrôler la marge des intermédiaires, la révision de la politique agricole et une forte implication de l’État pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Les jeunes souhaitent, par ailleurs, la mise en place progressive de procédures de maîtrise des coûts (étiquetage et contrôle permanent, etc.), la concertation entre consommateurs et acteurs économiques pour la fixation des prix, une concertation tripartie entre l’État, les consommateurs et les opérateurs économiques, l’encouragement à la consommation des produits locaux.

Dans l’espoir d’obtenir une adhésion massive des étudiants, le départ de la marche a été donné devant la porte de l’Ensup.

Mais, finalement, une soixantaine de jeunes seulement ont pris la direction de la primature. La marche bien encadrée par les forces de l’ordre s’est déroulée dans le calme.

A.O. DIALLO

L’Essor du 17 avril 2008.