Partager

Le samedi 17 Mai 2008, la Coordination des jeunes de la Commune VI a organisé, au Centre Olympafrica de Banankabougou, une conférence-débat sur le thème “Vie chère : quelles solutions ?”, animée par le Directeur National Adjoint du Commerce et de la Conccurrence (DNCC), M. Abdoul Karim Cissoko, et Mme Dicko Bassan Diané du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA).

Avant que les conférenciers ne dissèquent le thème de fond en comble, c’est le président de la Coordination des jeunes de la Commune VI, M. Ousmane Diallo, qui a situé la rencontre dans son cadre.

Selon lui, pour la Coordination,il ne s’agit nullement de parler de la vie chère au Mali tout simplement parce que les autres l’ont fait, loin s’en faut.

Pour les jeunes de la Commune, il s’agit plutôt de faire face à un devoir citoyen : celui qui veut que les citoyens s’impliquent dans la recherche de solutions aux problèmes engageant la nation toute entière. “Car en fait, la cherté de la vie, telle que nous la vivons un peu partout dans le monde, est une crise.

Et face à la crise, le premier reflexe d’un bon citoyen est de s’impliquer ”, fera-t-il remarquer. D’où l’organisation de cette conférence-débat qui, selon M. Ousmane Diallo, se doit de proposer des solutions pour endiguer le phénomène.

Des explications des conférenciers, il ressort que la vie chère qui sévit aujourd’hui dans le monde est la résultante d’une crise internationale conjoncturelle due aux fluctuations euro-dollar et la montée exponentielle des prix des hydrocarbures. Pour ce qui concerne le Mali, les plus hautes autorités ne sont pas restées bras croisés, face à la crise, diront les conférenciers.

En effet, comme il l’a toujours fait, le gouvernement malien a tout de suite pris des mesures pour que les Maliens ne subissent pas de plein fouet les effets pervers de la crise. Ainsi, des exonérations ont été accordées aux opérateurs économiques en vue d’importer du riz en quantité suffisante, pour la fourniture du marché national.

Pour la bonne exécution des objectifs de ces exonérations, un cahier de charge a été élaboré, avec un prix plafond de cession du riz aux consommateurs qui est de 310 FCFA. Pour ce qui concerne les hydrocarbures, du fait des subventions accordées par les autorités maliennes, le Mali est devenu l’un des pays de la sous-région où les prix des carburants n’avaient connu aucun changement à la pompe.

Au delà de ses mesures, les conférenciers ont convenu de la nécessité d’aller vers la constitution des stocks nationaux de sécurité, de la multiplication et de la dotation continue des banques de céréales, du soutien et de l’assistance aux paysans, pour l’installation d’une agriculture de développement. Les moyens et les ressources humaines sont là, il faut juste savoir les ajuster.

En la matière, l’Initiative riz du Premier ministre a été saluée. Sous l’égide du 5e adjoint du Maire de la Commune VI, M. Ténémakan Koné, Ousmane Diallo et ses camarades ont réussi leur pari, comme en témoigne la grande mobilisation suscitée autour de la rencontre. C’est la preuve d’une ceratiane maturité des jeunes de la Commune VI qui s’affirme de jour en jour.

Adama S. DIALLO

19 Mai 2008