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Les autorités du district ont opposé hier une fin de non recevoir à la demande de marche pacifique contre la vie chère du Mouvement des sans voix.


Après une première marche contre la vie chère en avril dernier, le Mouvement des sans voix voulait encore battre le pavé mardi pour manifester son ras-le-bol face à la montée vertigineuse des prix des denrées alimentaires sur lequel le gouvernement Modibo Sidibé, dit-on, peine à trouver une solution appropriée.

Mais, contre toute attente, la marche, qui devait partir de place de la Liberté pour aboutir à la Primature, a été annulée par les autorités du district.

Apparemment, la marche a été prise au sérieux par les autorités du district qui avaient déployé tôt le matin un dispositif important de forces de l’ordre aux alentours du ministère des Enseignements secondaire, supérieur afin de contrer toute velléité de résistance.

Venus pour donner le ton de la marche, le secrétaire général du Mouvement des sans voix, Tahirou Bah et son secrétaire aux relations extérieures, Macker Dakouo, n’ont pas eu le temps de s’adresser à leurs troupes.

Ils ont été interpellés, avant d’être relâchés après avoir été mis en garde par le commissaire du 1er arrondissement.
Ayant trop attendu, les militants du Mouvement des sans voix ne cessaient de faire des va-et-vient entre le commissariat et le lieu de rassemblement pour savoir ce qui se passait.

Là aussi, ils sont restés sur leur faim car ils se sont vus refuser l’accès du bureau du commissaire où se trouvaient leurs leaders. Comme si cela ne suffisait pas, les forces de sécurité ont signifié aux militants du Mouvement de ne pas s’attrouper devant le commissariat mais d’aller vers le ministère pour attendre la suite.

C’est dans cette atmosphère tendue que le secrétaire général du Mouvement des sans voix a fait parvenir un SMS à ses militants pour leur dire qu’ils ont été soumis à un interrogatoire et qu’il sera préférable qu’ils s’éloignent des forces de sécurité.


Mohamed Daou

28 Mai 2008