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Les deux agents sanitaires incarcérés pour «homicide involontaire», en liberté provisoire depuis hier après – midi


Incarcérés le 7 août dernier par le juge du quatrième cabinet du tribunal de première instance de la commune III du district de Bamako, Ibrahim Berthé, le Dr Mohamed Kéïta et son assistante en anesthésie – réanimation, Mme Dembélé Salimata Dao, ont recouvré leur liberté. C’était dans l’après – midi d’hier jeudi 16 août.

Cette liberté dite provisoire accordée par ce juge d’instruction est intervenue après que leur interrogatoire sur le fond eut été bouclé. Mme Dembélé a subi cette procédure dans la matinée du mercredi 15 août. Hier, c’était le tour du Dr Kéïta.

C’est à la suite de ce dernier interrogatoire que le juge Berthé a rendu son ordonnance de mise en liberté provisoire. Il avait rejeté la première demande le 10 août dernier parce qu’il avait estimé que l’interrogatoire sur le fond était nécessaire à cet effet.

Approché par nos soins pour d’amples informations, le Procureur de la République, Sombé Théra, nous a expliqué : «La liberté provisoire accordée aux deux agents de la santé fait partir de la procédure. Ce n’est le fruit d’aucune pression. Le juge d’instruction a estimé opportun de les mettre en liberté au stade actuel de la procédure.

Celle-ci suit son cours. Si à l’issue de l’instruction les charges ne sont pas suffisantes, le juge rendra une ordonnance de non-lieu. Mais si les charges sont suffisantes, les intéressés seront renvoyés devant la juridiction de jugement.

Autant, le juge d’instruction a décerné un mandat de dépôt en toute indépendance, autant la liberté provisoire a été octroyée dans les mêmes conditions».

Rappelons que le Dr Kéïta et Mme Dembélé ont été inculpés le mardi 7 août pour homicide involontaire suite au décès de Mme Touré Aïda Niaré, avocate de son état. Le lendemain, les hôpitaux du Mali et les centres de référence de Bamako ont déclenché une grève illimitée pour réclamer la libération de leurs collègues.

Suite à l’intervention des griots et surtout de l’UNTM, ils ont repris le travail le vendredi 10 août tout en donnant un ultimatum de 48 heures pour faire sortir leurs camarades de prison. Ce délai n’a pas été respecté et la grève illimitée a été de nouveau enclenchée hier jeudi 16 août dans tous les hôpitaux du Mali.

Y compris ceux des régions. Avec la libération des deux détenus dans l’après-midi du même jeudi, le travail doit en principe reprendre ce vendredi à 8 heures sur toute l’étendue du territoire national.

A suivre.

17 août 2007.