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Le Niger annonce qu’il va lancer un audit des mines d’uranium exploitées par le groupe français Areva. Dans un entretien accordé à l’agence Reuters, le ministre nigérien des Mines Omar Tchiana explique qu’ à la veille de la renégociation du contrat avec Areva , Niamey veut obtenir de nouveaux engagements du numéro mondial de l’uranium. Le contrat décennal entre l’Etat du Niger et Areva arrive à terme à la fin de l’année. Des informations qui réjouissent le Rotab, la coordination de la société civile nigérienne qui travaille sur la transparence dans les industries extractives comme l’explique à RFI Ali Idrissa, le coordinateur national du mouvement : «C’est une très bonne nouvelle pour nous, le Rotab, de savoir que le gouvernement nigérien a entendu notre discours qui a toujours consisté à dire qu’on a été volés et arnaqués dans le cadre de l’exploitation des ressources naturelles du sous-sol de notre pays.» «Ces négociations doivent permettre de faire en sorte qu’il y ait des infrastructures nécessaires. Je vous prends l’exemple de la route Niamey- Gaoua-Agadez. Cette route n’existe plus ! Et c’est la principale route qu’Areva exploite pour évacuer le minerai sur le port de Cotonou. Et dire que pendant quarante ans d’exploitation il n’y pas un centre de santé de référence dans la région d’Agadez ! Et aussi faire en sorte que sur les taxes et les revenus qu’on tire, le Niger puisse tirer une manne assez importante ! Aujourd’hui, il faut le souligner, le Niger tire moins de 5 % de son budget des ressources naturelles du sous-sol ! Le gouvernement nigérien a tout intérêt à écouter son peuple et aller de l’avant pour que ce contrat change. Le Niger doit être rétabli dans sa dignité !» RFI