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C’était vendredi à l’occasion de la remise du rapport 2007 du Bureau du vérificateur général au chef du gouvernement. Cette cérémonie intervenait au lendemain de celle organisée au palais de Koulouba (voir l’Essor du vendredi).
Le Premier ministre a saisi l’occasion pour donner des précisions par rapport à l’état de mise en œuvre des recommandations du rapport précédent (celui de 2006).

Il a ainsi expliqué que sur instruction du président de la République, le gouvernement a procédé à une évaluation de ce rapport. Une copie de cette évaluation a même été adressée au Bureau du vérificateur général. Principal constat : la plupart des structures vérifiées ont procédé à la mise en œuvre des recommandations faites par le VG. Le taux d’exécution des suggestions atteint les 90%. Ce qui dénote, fera remarquer Modibo Sidibé, de leur pertinence.

Revenant sur l’ampleur du manque à gagner relevé à l’époque (102,6 milliards Fcfa), le chef du gouvernement a précisé que les manquements portant sur plus de 19 milliards ont été régularisés. En ce qui concerne les dossiers transmis à la justice, les sommes en question s’élevaient à 31,5 milliards Fcfa, sur lesquels 21,7 milliards ont été recouvrés. Avec la mise en œuvre des recommandations, les redressements effectués ont porté sur 7,6 milliards Fcfa.

Il reste donc encore environ 54 milliards de Fcfa à justifier. Mais ces dossiers font l’objet de divergences d’interprétation notamment en ce qui concerne les dispositions du code général des impôts.

A ce sujet, le Premier ministre a indiqué que les parties impliquées ont décidé d’un commun accord de saisir la Cour suprême. Dans tous les cas, il va falloir améliorer le code des impôts, a ajouté le chef du gouvernement, avant de mettre l’accent sur les efforts accomplis par les pôles économiques et financiers qui ont recouvré au total 22,129 milliards Fcfa.

Ces acquis ont été rendus possible grâce à une synergie d’actions entre le BVG et le gouvernement, avec l’implication personnelle du Premier ministre, a révélé Sidi Sosso Diarra.

Et le Vérificateur général de souligner l’importance de la communication sur l’impact des missions du Bureau. Cela est essentiel pour la crédibilité du BVG. « Nous le constatons déjà tous les jours à travers les interpellations des citoyens« , a conclu Sidi Sosso Diarra.

A. O. DIALLO

04 Aout 2008