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Le tribunal correctionnel d’Abidjan a renvoyé mercredi au lundi 26 juillet son verdict pour 3 journalistes, dont un Français, écroués à la suite de la publication des conclusions d’une enquête judiciaire sur des malversations présumées dans la filière cacao ivoirienne.Le parquet avait requis lundi une peine de 12 mois de prison ferme.Un comité de soutien avait fait le déplacement, la plupart des membres portant des T-shirts à leur effigie sur lesquels on pouvait lire: « Liberté fragile pour le journalisme d’investigation! »« La justice ivoirienne donne d’elle aujourd’hui une image décevante », a réagi Guillaume Gbatto, SG du Syndicat national des agents de la presse privée de Côte d’Ivoire.Mais l’avocat des prévenus, Me Hivat Tié-Bi, a assuré qu’il ne fallait « pas présager que (ce délai) leur soit défavorable ».Par ailleurs, Patrice Pohé, conseiller en communication du procureur d’Abidjan Raymond Tchimou, a été arrêté mercredi et était détenu dans la soirée dans les locaux de la police criminelle de la capitale économique ivoirienne dans le cadre de cette affaire, a-t-on appris auprès de l’intéressé.Les 3 journalistes du Nouveau courrier avaient été arrêtés après la publication la semaine dernière d’un long article reprenant une partie du réquisitoire, jusque-là non rendu public, du procureur Tchimou à l’issue de la sensible enquête sur la filière cacao.Reporters sans frontières (RSF) avait exprimé mardi son inquiétude pour ces journalistes.AFP.