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Les représentants des ressortissants de Kolokani, dans une pétition, dont une copie a été déposée à notre rédaction, dénoncent le comportement des autorités administratives, communales du cercle de Kolokani qui s’adonnent à la vente illicite de parcelles.

Le préfet du cercle de Kolokani, le représentant de l’urbanisme et les sieurs Diossé Traoré, Modibo Traoré et le maire de la Commune de Kolokani sont désormais dans le collimateur des représentants des ressortissants de Kolokani à Bamako.

Dans la pétition, les populations, à travers Dossekoro Traoré et Ousmane Traoré, retracent le film des faits de la « magouille » à laquelle s’adonnent ces messieurs. Les signataires de la pétition accusent le préfet de Kolokani, Oumar Cissé de reclassement de quelques cadres du cercle sans titre aucun, dans une opération lancée sous le contrôle du technicien de l’urbanisme Kondora Konaré.

Ce dernier, à leurs dires, a procédé au tracé de 70 lots. 65 lots ont été repartis entre le préfet, qui a reçu 30, le sous-préfet et les employeurs du cercle pour une dizaine. Le conseil municipal de Kolokani, selon Dossekoro Traoré et Ousmane Traoré, n’a pas été en marge. Certains ont même reçu des lots. Cependant, un conseillé, Cheick Hamalla Kéita, a décliné l’offre prétextant que l’acte ne les grandit point. Le reste, c’est-à-dire 14 parcelles, a été vendu par Diossé Traoré et Modibo Traoré.

L’équipe communale est également accusée d’être de connivence avec certains spéculateurs fonciers qui ne doutent pas un seul instant à « escroquer » la population quand celle-ci sollicite l’achat d’une parcelle. Aux dires des signataires, les spéculateurs fonciers disent à qui veut l’entendre qu’ils « font ce qu’ils veulent ».

Ne sachant plus quoi faire, les représentants des ressortissants de Kolokani et de Bamako attirent l’attention du ministre des Domaines de l’Etat, des Affaires foncières et de l’Urbanisme, le contrôleur général de l’Etat des agissements du représentant de l’Etat.
Joint au téléphone, le préfet de Kolokani sans faire de commentaire sur les accusations portées à son égard, affirme avoir introduit une plainte au niveau du tribunal de Kolokani. « Je n’ai rien à dire, je m’en tiens à la décision de la justice ».

Quant à l’autre accusé, le maire que nous avons également eu au téléphone, il a dit courir derrière son lotissement depuis 2005, mais n’arrive pas à le faire. « Si malgré les rencontres et explications données, on m’accuse de détournement de parcelle, je m’en remets à Dieu ».

Amadou Sidibé

11 Juin 2008