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De l’avis des responsables miniers, les Mines constituent un secteur déterminant au Mali à travers leur contribution à l’économie nationale. Ils produisent annuellement depuis une décennie cinquante tonnes. Les contributions brutes des sociétés minières aux recettes budgétaires de l’Etat se sont élevées en 2009 à plus de 160 milliards de Fcfa. La même année, l’or a présenté près de 7% du Produit intérieur brut (PIB) et constitué environ 80% des recettes d’exportation du Mali. Des performances qui classent notre pays au troisième rang des pays africains producteurs d’or.

Conscientes du rôle important que jouent les mines dans l’économie, les autorités maliennes ont décidé de faire du secteur minier le moteur du développement et de la lutte contre la pauvreté en adhérant à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) en 2006. Après l’adhésion donc et l’élaboration du premier rapport d’audit le 9 décembre 2009, le ministère des mines, à travers le secrétariat permanent de l’ITIE, a organisé le 23 août 2010, à Azalai Hôtel Salam, l’atelier de validation du rapport d’évaluation de la mise en œuvre du processus de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives au Mali. L’objectif essentiel est d’amender et enrichir les observations faites par le comité de pilotage et le secrétariat international de l’ITIE dans le rapport provisoire.

Emu d’assister à la formation du rapport de validation de l’IITE après trois ans de péripéties, le ministre des Mines, a rappelé aux participants que les premiers bénéficiaires de l’ITIE sont les gouvernements et les citoyens des pays riches en ressources minérales. «Savoir ce que les entreprises payent et ce que les gouvernements reçoivent est un premier pas critique pour voir les décideurs responsables de l’usage fait des revenus tirés de l’industrie extractive», a martelé Abou- Bacar Traoré. Selon lui, les pays riches en ressources minérales, en mettant en œuvre l’initiative, pourraient bénéficier d’un climat d’investissement amélioré en raison du signal fort émis à l’endroit des investisseurs et des institutions internationales, que les gouvernements se sont engagés à observer dans l’amélioration de la transparence et la responsabilité de l’usage des revenus tirés de l’industrie extractive. Pour terminer, le ministre s’est réjoui du soutien des partenaires, notamment la Banque mondiale et la GTZ pour leur appui indéfectible depuis le démarrage du projet. En outre, il a révélé qu’avec cette initiative, la société civile peut bénéficier de la responsabilité publique de l’information sur les revenus que les gouvernements ont la charge de gérer pour le bien être des citoyens, améliorant, de ce fait, la transparence et la responsabilité.

Le secrétaire international de l’ITIE, M. Tim Bitiger, s’est dit d’abord satisfait de l’acquis que le Mali a proposé au conseil de validation. Ensuite, il a invité les participants à profiter de la présence du validateur pour corriger les astuces relevées. Enfin, il a insisté que l’ITIE du Mali doit avoir le soutien financier et politique des autorités pour sa pérennité.

John Colebaker, représentant de la Banque mondiale, a salué l’efficacité qui a prévalu dans l’élaboration du dossier.

Hadama B. Fofana

24 aout 2010