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C’est un Mohamed Ould Ghazouani triomphaliste et à la limite fanfaron qui a célébré la confirmation de sa victoire à la dernière élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, le 1er juillet dernier. Il remplacera officiellement et poste pour poste, son compagnon d’armes et ami intime, Mohamed Ould Abdel Aziz qui vient de boucler les deux mandats que la Constitution lui autorise. Ce sera au cours d’une cérémonie qu’on imagine déjà riche en couleurs, prévue pour le 2 août prochain. Rideaux donc sur cette élection présidentielle qui a suscité un grand engouement des Mauritaniens qui ont d’autant plus soif d’alternance politique et pacifique au sommet de l’Etat, que leur pays a connu un nombre incalculable de coups d’Etat depuis son indépendance en 1960. Sauf erreur ou omission, en effet, c’est la première fois qu’un militaire succèdera à un autre à la présidence de la République islamique au terme d’une élection pluraliste, et c’est déjà bon à prendre même si l’absence d’observateurs étrangers et la composition de la Commission nationale électorale indépendante très largement favorable au parti au pouvoir relativisent la crédibilité et la transparence du scrutin.LEPAYS.BF