Partager

Untitled-1.jpg L’initiative concerne les femmes en âge de procréer, c’est-à-dire celles qui sont âgées de 15 à 49 ans, pour les protéger du tétanos. Peu importe le statut matrimonial, toutes les femmes enceintes ou non de cette tranche d’âge sont concernées par la campagne qui s’étendra jusqu’au 19 février prochain. Elle se déroule dans 13 cercles : Kayes, Bafoulabé, Kéniéba, Koulikoro, Kati, Banamba, Diré, Goundam, Gourma Rharous, Koutiala, Djenné, Ségou et Markala.

Notre pays, engagé dans un processus d’élimination du tétanos maternel et néonatal, a multiplié les initiatives et les actions en ce sens, avec notamment la mise en œuvre d’un plan triennal (2002-2004) d’élimination du tétanos. Ainsi, les femmes ont été vaccinées contre le bacille de Nicholaer (microbe responsable du tétanos) dans les localités à haut risque et le Programme élargi de vaccination (PEV) de routine a été renforcé.

Les différents cercles concernés par l’actuelle campagne ont été choisis du fait d’une sous-utilisation des services de routine et des campagnes de vaccination. Les activités de vaccination contre le tétanos dans ces localités n’ont donc pas forcement donné satisfaction.

Le ministre de la Santé a expliqué que la concrétisation de cette campagne contre le tétanos maternel et néonatal, atteste du profond engagement de notre pays pour la santé de la mère et de l’enfant à travers la vaccination. « L’accélération de la prévention, à travers la vaccination des femmes et des enfants, est aujourd’hui un impératif si nous voulons gagner la bataille de l’élimination du tétanos néonatal », a indiqué Oumar Ibrahima Touré.

L’intervention du ministre a été précédée par celles du maire de la localité, Bakari Bathily, et du représentant de l’Unicef. Le premier a relevé que sa localité comptait 9729 âmes dont 4 973 femmes sur lesquelles 22% sont en âge de procréer. Il a adressé au ministre de la Santé, des doléances liées à l’absence d’eau potable et d’ambulance au centre de santé et de réseau de communication fonctionnel.

Marcel Rudasingwa a, lui, rappelé que la santé de la mère et de l’enfant, constitue une priorité pour l’Unicef et ses partenaires. Les actions de son organisation couvrent par conséquent tous les aspects de la survie. Certains volets de son intervention bénéficient d’une couverture nationale comme la lutte contre la malnutrition, le sida et la vaccination, a-t-il souligné.

Rappelons que la campagne de vaccination contre le tétanos mobilise 245 millions de Fcfa. L’État qui intègre la santé de la mère et de l’enfant dans ses priorités a pris en charge l’achat des vaccins, solvants, seringues et boites de sécurité pour plus de 112 millions. L’Unicef a décaissé plus de 132 millions de Fcfa pour la cause.
Le ministre Oumar Ibrahim Touré a administré les premières doses de vaccin.

B. DOUMBIA

L’Essor du 15 février 2008