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Le lundi 9 Février 2009, les responsables de l’association “Radio Libre Kayira” ont organisé une conférence de presse pour informer l’opinion nationale des raisons de la démission du réseau de communication Kayira. Présidée par le Directeur du réseau, le Dr. Oumar Mariko, la rencontre a enregistré la présence d’autres responsables, dont le Coordinateur, M. Madou Diarra.

Les conférenciers ont saisi cette occasion non seulement pour rappeler les raisons de la création de l’URTEL, mais aussi pour évoquer le rôle que l’association du réseau Kayira a joué, à l’époque. Aussi, le Directeur Général du réseau, le Dr. Oumar Mariko, a d’abord fustigé le comportement de l’ORTM qui a refusé de couvrir ladite conférence de presse pour des raisons “injustes et irresponsables”, dit-il, avant de passer à peigne fin le contenu de la Lettre de démission adressée au Président de l’URTEL courant fin Octobre 2008.

Dans cette Lettre, signée par le Dr Oumar Mariko, il est rappelé qu’il y a plus de dix ans, de fortes personnalités s’étaient réunies sur le toit de Radio Kayira, sous la direction du Président de l’association “Radio Libre Kayira”, M. Cheick Oumar Sissoko (l’ancien ministre de la Culture), pour porter sur les fonts baptismaux l’Union des Radios et Télévisions Libres (URTEL) du Mali.

Cependant, les fondateurs étaient engagés à trouver un cadre d’échange et d’entraide entre les radios et télévisions libres, afin de contribuer à l’élargissement et à l’ancrage démocratique au Mali. En son temps, ils ont su éviter bien d’écueils pour sauver l’essentiel.

Toujours selon ladite Lettre, les pratiques actuelles au sein de l’URTEL sont aujourd’hui bien loin des préoccupations d’antan. Et le Coordinateur du réseau Kayira, M. Madou Diarra, de dénoncer la non transparence, la mauvaise gestion au sein de l’URTEL, et la violation du statut de l’organisation. Selon lui, en trois ans, le Conseil d’Administration (CA) de l’URTEL n’a été tenu que… trois fois.

Et le Coordinateur Général, de déplorer :Or, les règlements stipulent que le Conseil d’Administration doit se tenir chaque semestre. Aussi, l’URTEL obtient, chaque année, 150 millions de FCFA comme subvention. Mais les dépenses, ou du moins l’utilisation faite de ces sous n’est jamais justifié. Et les responsables disaient n’avoir de compte à rendre à qui que ce soit”.


Et la Lettre, de conclure en substance :
“…. Il nous plaît, en cet instant, de venir auprès de vous déposer notre démission de l’URTEL. Nous quittons l’URTEL. Nous quittons l’URTEL la tête haute, fiers d’avoir donné à notre pays et d’être restés tel que nous étions. Il s’agit des radios Kayira de Bamako, Koutiala, Ségou, Kolondiéba, Kita, Mahina, Niono, Koulikoro et Niakourazan”.

Notons que l’association “Radio Libre Kayira” est sur la voie de créer, avec d’autres radios libres, une organisation qui se propose de mieux défendre les intérêts des radios libres du Mali.

Moussa TOURE

10 Février 2009