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Dans cette contribution qui nous est parvenue, un militant URD prend position pour Soumaïla Cissé et explique ce qui lui semble être les raisons de la suspension du 2è vice président de l’URD, Oumar Ibrahim Touré.

Avant le congrès de l’URD, un ancien député de Kita Namory DEMBELE disait qu’Oumar Ibrahim Touré disposait de la majorité écrasante dans toutes les sections sauf dans deux : Nioro et Niafunké.
Mais s’est il présenté réellement comme candidat au congrès ?

De source sûre, il revient que le délégué de la section de Goundam, affirme n’avoir jamais eu connaissance de la candidature d’Oumar Ibrahim Touré, il ne l’aura appris qu’à travers les journaux et les conversations de «grin».

Cependant, même si Oumar était candidat la section de Goundam ne le soutiendrait pas. Les raisons évoquées par ce délégué sont qu’en tant que 2e vice-président et ministre du parti, en mission au gouvernement, il n’a jamais gagné une élection dans sa localité : les communales 2004 qu’il a perdues ; la présidentielle 2007 où son score est inférieur à celui de la majorité des autres sections URD ; les législatives qu’il a perdues à cause de son comportement hautain et clanique.

A titre d’exemple, au cours de son dernier séjour à Goundam il a créé un malaise dans sa propre section, en mettant les moyens à la disposition d’un de ses hommes de main, au lieu de les donner à son secrétaire général adjoint qui gère la section en son absence.


Pour nous les militants du parti, la suspension d’Oumar est venue en retard pour les raisons suivantes :

– depuis deux ans, il a toujours fait le travail fractionnel partout où il est passé en mission en tant que ministre, il a approché les responsables du parti de manière sélective ;

– le cas de Mopti est typique en relation avec Samba Yattassaye qui n’est ni Secrétaire général, ni Secrétaire général adjoint, mais qui organise ses réunions nocturnes avec ses hommes au sein de la section après un semblant de réunion avec les autres membres de section.

L’objet de ces réunions nocturnes est d’organiser son clan pour prendre la section en main avec les moyens qu’il met à leurs dispositions. A 24 heures de la mise en place de la section de Mopti, à la veille de la tenue du 2e congrès, il a mis de gros moyen à la disposition de son clan pour renverser celui que toute la section présentait comme secrétaire général car ce dernier n’était pas d’accord avec ses ambitions pour prendre la tête du parti.

Suite à cette pagaille, il fallut que le BEN reprenne la mise en place de la section pour remettre de l’ordre dans la section de Mopti. Le même scenario a eu lieu dans la section de Kati où il a encore échoué. Le BEN lui avait demandé de conduire une délégation dans la section de Dioïla, offre qu’il a déclinée, mais il s’est organisé pour y aller seul après.

Il profite également d’un de ses passages à Bankass pour distribuer de l’argent à son clan afin de conquérir la section. Cette activité de travail fractionnel s’est manifestée aussi à Douentza, lors de son dernier passage.

Il faut remarquer que toutes ses tentatives de déstabilisation se sont soldées par un échec cuisant, car les militants et responsables de l’URD ne sont pas à acheter. Ils savent pourquoi ils sont à l’URD, même si quelques égarés, qui n’ont aucun poids dans les structures du parti (sections du parti, mouvement des femmes, mouvement des jeunes) profitent de nos moyens sans lui permettre d’atteindre ses objectifs.

Je me demande comment le ministre Oumar s’est procuré tout cet argent ?

Je tiens à adresser mes vives félicitations aux militants, comités, sous sections, section de Ségou et les responsables de la section de Ségou membres du BEN pour le courage qu’ils ont eu, de dénoncer par écrit les agissements du 2e vice-président et ministre du parti à la direction du parti pour lui permettre de mettre un terme à ces agissements nuisibles au parti.

Je souhaite que tout le monde, opinion nationale et internationale, sache, que l’on le veuille ou non, que l’on soit d’accord ou non, que l’existence de l’URD est liée à la personne de Soumaïla Cissé qui incarne les idéaux de ceux qui ont quitté l’ADEMA, d’autres horizons politiques, individuellement et collectivement pour le suivre.

Il ne s’agit pour moi d’un culte de la personnalité mais de magnifier un homme qui incarne à souhait une autre manière de faire la politique. Je souhaite que le 2e vice-président, qui a tout l’avenir devant lui, comprenne qu’il n’a pas encore la carrure d’un présidentiable parce qu’il occupe une certaine position au sein de l’Etat grâce à l’URD. Il fera mieux d’attendre son heure en se forgeant les qualités d’homme d’Etat avec un parcours conséquent.

Je remercie le BEN d’avoir instauré la discipline et le respect des textes au sein du parti.

Tous autres responsables qui dévieront de la ligne du parti doivent subir les mêmes conséquences.


Victor Nama Kéïta

Secrétaire général – S/Section II URD

Daoudabougou CV

08 Octobre 2008