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Les passagers des axes urbains et interurbains ont dû l’éprouver hier : le prix des transports en commun connaît désormais une augmentation sur toute l’étendue du territoire national.

En effet, le prix a été majoré de 25 F CFA pour les transports urbains, de 250 F CFA à 1500 F CFA pour les transports interurbains.

A titre d’exemple, le prix du transport Rail Da-Faladié est passé de 125 F à 150 CFA. Pour le voyage sur Fana, il faut ajouter 250 F CFA au prix habituel du transport.

Les usagers devant se rendre à Ségou devront payer 500 F CFA supplémentaires et 750 F CFA s’ils veulent plutôt se rendre dans la Capitale du Kénédougou…

Cette hausse, selon Cheicknè Sidibé membre du comité syndical des transports du Badialan, s’explique par la montée en flèche du prix des hydrocarbures constatée depuis un certain temps. Les prix des carburants ont presque doublé en moins de 12 mois.

Pour M. Sidibé, nonobstant l’augmentation des prix des hydrocarbures, les propriétaires des véhicules exigent toujours le versement de la recette normale journalière qui se situe entre 12 500 et 15 000 F CFA, ce qui oblige à augmenter le prix des transports.

Aux dires de notre interlocuteur, les nouveaux prix n’ont pas été fixés de commun accord avec le gouvernement. « Il revient aux autorités de donner leur avis sur les prix. Nous ne pouvons plus continuer à compléter les recettes journalières des propriétaires de véhicules », a-t-il lancé.

La diminution du prix des transports ainsi fixés ne serait possible qu’au cas où le prix des hydrocarbures connaîtrait une baisse de 150 F CFA sur le gasoil. En une décennie, le prix des transports en commun a triplé sur certains axes urbains.

Amadou Sidibé

04 octobre 2005.