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Aujourd’hui, le 26 mars 2021 marque 30 ans de la démocratie malienne, qui a été obtenu au prix du sang. Actuellement, le peuple souffre toujours d’une mauvaise gouvernance. En outre, s’ajoutent les multiples crises que connaît le Mali. La population reste toujours sur sa faim. Urbain Dembélé, professeur des Science de l’Éducation, à la retraite il y a de cela 20 ans, s’exprime sur ledit sujet. 

Que vous rappelle la date du 26 mars ?

UD : Le 26 mars 1991 fut un moment d’intenses émotions, de joie et tristesse en même temps. Les fils de ce pays qui sont tombés, ils ont donné leur sang pour que le Mali prospère. On espérait que ce 26 mars nous amène à des lendemains vraiment différents que ce que nous vivons aujourd’hui. Je suis particulièrement touché par rapport à la détresse de certaines couches de notre société aujourd’hui. Après avoir senti un vent de changement, on a l’impression de faire un retour en arrière. 

Quel constat faites-vous après 30 ans de démocratie ? 

UD : Mais comme hier, aujourd’hui, je ne perds pas l’espoir. J’ai créé un établissement d’enseignement dénommé « École du 26 mars » en souvenir de ce qui s’est passé en 1991. C’est fondé sur l’espoir. Le Mali ne peut pas demeurer dans une situation de doute ou de douleur ressentie, mais il doit œuvrer et nous devons l’aider. Nous devons aussi aider les enfants à œuvrer vers la joie qui a été promise et augurée par le 26 mars 1991. 

Quel appel avez-vous à lancer au peuple malien ? 

UD : L’appel que j’ai à lancer, c’est qu’il ne faut jamais désespérer. Bien au contraire, les défis auxquels nous faisons face aujourd’hui, les meurtrissures que nous ressentons, doivent nous amener à avancer gaillardement en mettant de côté la peur. Allons de l’avant, nous aurons le succès.


Jacques Coulibaly 

@Afribone