Partager

Pour des retenues sur leurs salaires de janvier à avril 2006, suite à une grève, les enseignants de la Faculté des sciences et techniques (Fast) ont décidé de suspendre les évaluations jusqu’au paiement intégral des sommes dues.

Allons-nous vers un bras de fer enseignants de la Fast/gouvernement ? Au regard de la conclusion de l’assemblée générale du lundi 11 juin, tout porte à le croire. Les enseignants de la Faculté des sciences et techniques, à l’issue de leur AG, ont décidé de suspendre les évaluations jusqu’à nouvel ordre. Si d’ici les vacances leurs doléances ne sont pas satisfaites, ils iront en congés et vont par finir boycotter les examens de fin d’année.

Flash-back. Dans la première quinzaine du mois de janvier 2006, les comités Snesup de la Flash, de l’IUG, de la Fast et de certaines grandes écoles déclenchaient une grève illimitée pour exiger la satisfaction de certaines de leurs doléances. Ils ont eu gain de cause suite à cette cessation de travail. Soucieux de ce que le programme se termine, les enseignants ont continué à dispenser les cours pendant les vacances.

En décembre 2006, les autorités jugent peu ce sacrifice et sanctionnent les « grévistes ». Certains se sont rendus compte que l’autorité a fait une retenue sur leur salaire et cette situation a continué jusqu’à avril dernier. Mêmes ceux qui étaient en congé de formation selon le secrétaire aux revendications du comité Fast, M. Tamboura, ont été victimes de « l’injustice des autorités ».

Le Snesup proteste auprès de l’administration scolaire au motif que les enseignants se sont rattrapés pendant les vacances. Approché Mme le recteur, selon M. Tamboura, a affirmé que le reversement n’est plus possible et que cette page est tournée.

Cette décision du rectorat, toujours aux dires du secrétaire aux revendications, a été faite de façon discriminatoire puisqu’elle n’a pas frappé tous les établissements en grève. « Tant que nous ne sommes pas en possession de nos sous, ils n’y aura plus d’évaluations et d’examens de fin d’année », a-t-il tranché.

Côté rectorat, les arguments des professeurs du Snesup/Fast ont été battus en brèche. Selon un agent, les retenues sur le salaire des enseignants ont été faites conformément aux dispositions en vigueur. « Si la grève est un droit, les retenues sur le salaire est aussi un droit ».

A ses dires, c’est par laxisme que le gouvernement n’applique pas les textes en la matière. « Si on le fait, on
»

Avec cette décision des enseignants de la Fast, c’est l’année de milliers d’étudiants qui est hypothéquée.

Amadou Sidibé

12 juin 2007.