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Le secrétaire général du bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), Mohamed Ibrahim Baby a, au cours d’un point de presse hier, déploré les incidents qui ont émaillé l’organisation du concours d’internat la semaine dernière à la FMPOS. Selon lui, l’AEEM n’est pas contre le principe de ce concours qui, du reste, est une de ses revendications, mais elle s’insurge contre la manière de l’administration scolaire.

« Nous ne sommes pas contre le concours d’internat que l’AEEM a toujours revendiqué. C’est une bonne chose. Mais, nous condamnons les conditions dans lesquelles le décanat de la FMPOS a organisé ce concours… ».

Cette explication du secrétaire général du bureau de coordination de l’AEEM Mohamed I. Baby en dit long sur les incidents survenus la semaine dernière au sein de cette Faculté.

Un manque de dialogue entre le décanat et les étudiants autour du concours d’internat, voilà ce qui a provoqué les vigoureuses échauffourées entre la police et les étudiants avec comme bilan des blessés et des dégâts matériels importants.

« Nous avons voulu qu’on donne un peu de temps de préparation aux étudiants et qu’on donne l’occasion à tout le monde de concourir. Nous n’avons pas souhaité que ce concours se tienne sous surveillance policière », a dit le secrétaire général qui a déploré l’intrusion des forces de l’ordre dans l’espace universitaire et les casses survenues dans la nuit du 13 au 14 juillet dernier. M. Baby a nié toute participation de l’AEEM à ces malheureux incidents.

Selon lui, « si le décanat avait associé les étudiants dans la gestion de ce problème, l’on n’en serait pas la aujourd’hui. Nous avons souhaité une concertation avec le rectorat avant la date du concours, le 12 juillet. Mais il n’a pas daigné nous recevoir. En plus, aucun partenaire de l’école n’a été associé dans la gestion du problème ».

Ces comportements, a-t-il expliqué, sont contraires à l’esprit de l’Accord de partenariat pour une école apaisée et performante et aux nouvelles orientations de l’AEEM, à savoir : le dialogue et la non violence. M. Baby a souhaité l’organisation d’une table ronde sur les problèmes de la FMPOS afin de mettre sur les rails cette Faculté.

Deux facultés sans administration

La scission de la Faculté des sciences juridiques et économiques en deux Facultés autonomes n’a jusque-la pas permis d’instaurer une stabilité totale au sein de cet établissement. Les nouvelles facultés : Faculté des sciences juridiques et politiques et Faculté des sciences économiques et de gestion traversent toujours un vide.

Elles sont sans doyens. Les premières élections de doyen ont été annulées. Le secrétaire général de l’AEEM, M. Baby, soucieux de l’avenir de ses camarades, a appelé toutes les bonnes volontés à s’impliquer pour la mise en place de l’administration dans ces nouvelles facultés.

Sidiki Y. Dembélé

19 juillet 2007.