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Au lendemain des violences qui ont fait mardi un mort et deux blessés, le calme est revenu à la Faculté des sciences et techniques (Fast). Le campus est quasiment désert. Le vice-doyen de l’établissement a assuré jeudi matin  à nos confrères de  RFI que les enseignants et les élèves sont encore sous le choc. « Le bruit s’est répandu sur Facebook. Donc ce matin l’affluence est très faible. Tout le monde a peur, aussi bien les étudiants que les enseignants », a expliqué Bernard Sodio.

Ils ont en effet dû se terrer dans les classes et dans les amphithéâtres en attendant que les fusillades cessent, car les échanges de coups de feu ont été assez intenses entre les deux groupes rivaux.

Ousmane Wane est professeur de géologie à la Faculté. Il a dit son ras-le-bol de vivre dans un climat de violence perpétuel. « On est dans une enceinte qui est censée donner le savoir, mais ce qu’on observe, c’est de la violence, une violence de tous les jours, insistera-t-il. [Mardi], il y a eu beaucoup de tirs et les balles perdues pouvaient à tout moment faucher un innocent, qui pouvait être un étudiant ou un enseignant. On a eu un mort. Vous imaginez, un mort dans une enceinte universitaire ?

L’Indicateur du Renouveau du 22 Décembre 2017