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Les 1ères années ne sont pas concernées par cette revendication puisqu’elles ont déjà perçu leur dû. L’énorme retard serait principalement dû à l’organisation dans cette faculté d’une seconde session qui n’était pas prévue au départ.

De surcroît, ajoute Arouna Dembélé, le doyen de la FSJP, les proclamations et surtout les réclamations à examiner ont pris beaucoup de temps. A ces facteurs de ralentissement s’ajoute le cas des non inscrits qui pour avoir refusé d’aller s’inscrire à la nouvelle fac à la rentrée, ont fait ensuite perdre un temps fou.

Toutes ces difficultés ont empêché jusqu’au 25 mars 2008, les cours de démarrer en 1ère année à la FSJP. Les 2è et 3è années ont repris le chemin des amphis en mai 2008 et les 4è année le mois d’après, en juin.

Ces difficultés enfin aplanies, le point de la situation administrative des étudiants a été établi et envoyé au Centre national des oeuvres universitaires (CNOU). Le trousseau a alors été payé. « Les autres facs qui ne vivent pas la situation de la FSJP ont payé les bourses de leurs étudiants en puisant dans le budget alloué pour cela au CNOU. Lorsque la FSJP s’est enfin présentée au guichet, il ne restait « que » 1,1 milliard de Fcfa.

La somme ne pouvait éponger que 3 mois de bourses. Les étudiants ont refusé le principe d’un paiement fractionné, indiquent le doyen de la FSJP et son agent comptable, Aboubacar Sidibé. Le recteur confirmera le rejet par les étudiants de la possibilité de percevoir une première tranche de 3 mois en attendant d’obtenir le reliquat.

On ne sait pas quand le calme reviendra à la FSJP puisque les professeurs, eux aussi, ont déjà observé 72 heures de grève pour réclamer le paiement de leurs heures supplémentaires. Ce dossier comporte des anomalies comme, par exemple, le nombre anormalement élevé d’heures supplémentaires attribué à certains professeurs. Mais à la faculté, on assure que des solutions sont activement cherchées pour un retour à la normale.

A la faculté des sciences économiques et de gestion, les troubles ont des causes pédagogiques ou plutôt organisationnelles puisque le clash est survenu après la décision de transférer les évaluations dans plusieurs salles de la Fast et de la Flash. Ces évaluations avaient démarré le lundi 8 septembre par les 1ères années et s’étaient déroulées sans heurts dans les grandes salles louées par la faculté à l’immeuble Tomota.

Le mercredi suivant, alors que les 2èmes années devaient s’y coller, le décanat annonça que les épreuves auraient lieu dans les salles de la Flash et de la Fast car le bail de l’immeuble Tomota était à terme. Refus des étudiants qui sont restés entassés dans les grandes salles de l’immeuble en question. Pourquoi ? Tout simplement car la taille et la disposition des lieux facilitent les tricheries.

Après quelques péripéties, le secrétaire principal de la faculté, Moumouni Traoré, jugeant que les conditions d’un déroulement correct des évaluations n’avaient pu être obtenues malgré ses efforts, a donné un mois de congé à un corps professoral qui n’avait pris de vacances jusque là.

Depuis, les deux facultés sont vides et gardées par la police. Lundi dernier, Amadou Touré, le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, a rencontré au rectorat professeurs et représentants du comité AEEM de la FSEG pour dégager une issue à la crise. Le ministre a demandé aux enseignants d’annuler le congé afin de faciliter la reprise rapide des évaluations.

Ceux-ci ont accepté et décidé de reprogrammer les évaluations aussitôt les conditions réunies. Mais la célébration de la fête de l’Indépendance puis de la fin du Ramadan n’incite guère à l’espoir de voir les étudiants travailler la semaine prochaine et jours suivants.

Le ministre a notifié aux étudiants que leur refus de composer ne reposait sur aucun motif valable car l’organisation des évaluations est purement pédagogique et relève de la seule compétence des enseignants. Il leur a donc demandé de présenter des excuses aux professeurs.

En principe, les vacances à l’université commençaient dès la fin de ces examens. Maintenant personne ne sait.

C. DIAWARA

18 Septembre 2008