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Le doyen de la Faculté des sciences et techniques (Fast) et ses collaborateurs ont passé de mauvais quarts d’heure le mardi 5 février 2008 aux environs de 9 h suite à une altercation entre les étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) et ceux de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash). Les vitres de leurs bureaux ont été gratuitement brisées.

Hier, au cours d’un entretien le vice-doyen de la Fast, Pr. Gaoussou Traoré, a expliqué que tout est parti de l’internat, où le secrétaire général du comité AEEM de la Flash, Hamadoun Traoré, a été alerté par un de ses camarades de l’intention du comité AEEM de la FSJP de le « liquider ».

C’est pour échapper à ses poursuivants que le secrétaire général de la Flash, logé à l’internat de la Fast à Badalabougou, a trouvé refuge dans le bureau du doyen de la Fast. Selon le vice-doyen de l’établissement, il était pourchassé par des étudiants de la FSJP, armés de machettes et de gourdins…

N’eut été sa promptitude à fermer à clé la porte du doyen, le vice-doyen de la Fast s’est dit convaincu qu’Hamadoun Traoré serait passé de vie à trépas, ses poursuivants ayant détruit les persiennes du bureau alors que la police, informée, n’est arrivée sur les lieux que trente minutes plus tard. Le doyen et tout son staff s’étaient retranchés au fond du bureau en même temps que « l’ennemi » du jour.

Le doyen de la FSJP sans abri

Les jets de pierre des poursuivants ont blessé un professeur qui, au moment de notre passage hier, était parti se soigner. Ces incidents ont provoqué la colère de l’administration scolaire de la Fast qui se dit être perpétuellement victime des violences perpétrées par des étudiants d’autres établissements.

Pr. Gaoussou Traoré a ajouté que des étudiants de son établissement ont riposté par des jets de pierre pour disperser les assaillants qui venaient de s’attaquer à leur administration. L’on peut rendre grâce au Ciel, car à la Fast on soutient mordicus que si le secrétaire général du comité AEEM de la Flash avait été rattrapé par ses poursuivants acharnés, le drame serait inévitable.

Comme un malheur ne vient pas seul, le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), Dr. Abou Mallé, que nous avons croisé sur les lieux, nous a informé que le domicile du doyen de la FSJP, Pr. Harouna Dembélé, a aussi été attaqué puis incendié par des inconnus dans la nuit du mardi à mercredi 6 février 2008.

Amadou Waïgalo

Ramara Kéita (stagiaire)

07 février 2008.