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Moins d’une semaine seulement après la tenue de la Convention citoyenne au CICB le 31 janvier 2009, l’une des associations de soutien aux actions du président ATT, le Comité sportif, Educatif et culturel de la jeunesse ATT (CSJ-ATT) vient de rejeter en bloc les résolutions sorties de ladite Convention.

Tout en affirmant vouloir conserver son identité et sa personnalité morale, le secrétaire général national du CSJ-ATT, Mohamed Saïdou Sène invite, dans un communiqué de presse daté du 4 février 2009 déposé à notre rédaction «toutes les associations partenaires à éviter les campagnes d’intoxication, de désinformation et d’intimidation».

C’est-là un désaveu cinglant tant pour la nébuleuse du Mouvement citoyen que le président du CENA, Ahmed Diane Séméga. Un démenti formel aussi aux propos de Amadou Goïta, président de la Jeunesse du Mouvement citoyen et de l’AMAS ATT qui a prématurément annoncé dans son discours d’ouverture qu’en «amenant ce combat de l’unité et de l’unification des associations de soutien au président ATT, vous vous êtes inscrits dans la droite ligne des valeurs qu’il incarne et défend à travers ses actions de tous les jours…».

Cette convention citoyenne qui ambitionnait en effet de rassembler les énergies et les forces de l’ensemble des associations de soutien aux actions du président ATT ne visait en fait qu’à phagocyter toutes ces multitudes d’associations qui se réclament du président ATT. Et Ahmed Diane Séméga en invitant les autres associations à «une plus grande cohésion et une meilleure organisation en notre sein pour que soit efficace notre soutien à la vision politique du président ATT» n’a jamais caché ses prétentions.

Tout en affirmant qu’ils doivent resserrer les rangs, liguer leurs forces et qu’ils n’ont plus le droit d’évoluer en rangs dispersés, Ahmed Diane Séméga invita les amis militants et sympathisants du Mouvement citoyen, de l’AMAS-ATT, de toutes les associations «de saisir cette occasion que nous offre si opportunément la tenue de la Convention citoyenne pour faire du Mouvement citoyen le creuset fédérateur de toutes les forces, intelligentes et initiatives visant à la concrétisation de tous les objectifs du PDES».

Le président du CENA est en effet convaincu que toutes les associations de soutien aux actions du président ATT viennent du Mouvement citoyen. Selon lui, de 2002 à nos jours, nous avons assisté à un émiettement du Mouvement citoyen à travers la naissance de multitudes d’associations.

Mais à l’appel de Ahmed Diane Séméga «à l’ensemble des associations de soutien aux actions du président ATT, de se retrouver, d’échanger en vue de se serrer les coudes pour mieux réussir leur mission» le CSJ-ATT rétorque «que ce n’est pas à travers un simple discours que l’on peut dissoudre une association». Et d’affirmer qu’elle est une association des jeunes engagés pour les nobles causes à travers le président ATT «et ne saurait abdiquer face à sa disparition programmée».

Le CSJ-ATT rappelle en outre dans son communiqué de presse qu’il avait adressé une mise en garde au président du CENA du Mouvement citoyen contre toute idée de fusion absorption avant la fin du processus.

Après avoir pris acte du discours du président du Mouvement citoyen du 31 janvier 2009 lors de la Convention citoyenne prononçant la fusion absorption non convenue entre les parties, le CSJ-ATT déclare vouloir «conserver son identité et sa personnalité morale».

Tout en disant que «CSJ-ATT vivra et qu’il vaincra», le secrétaire général national signataire du communiqué de presse dira que son association va «lutter contre toute action de nature à entamer l’expression libre et plurielle».

En faisant cette sortie, le CSJ-ATT défie ouvertement Ahmed Diane Séméga et surtout met à l’eau toute sa stratégie politique. C’est un coup très dur pour le président du CENA car derrière le CSJ-ATT se trouve un des beaux fils mêmes du président ATT. D’autres réticences venant des proches de ce même ATT ont du mal à se contenir.

C’est le cas par exemple de AMRE-ATT dont l’initiateur n’est autre que l’actuel chef d’Etat-major particulier du président de la République et non moins ancien Directeur général de la Sécurité d’Etat, le général de gendarmerie Hamidou Sissoko dit Man. Une autre association appelée CS-ATT dirigée par Adama Koné soutenu en haut lieu serait aussi parmi les frondeurs. Est-ce à dire donc que Ahmed Diane Séméga n’a pas toute la confiance de Koulouba ?


05 Février 2009